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1% de jeunes déscolarisés

1% de jeunes déscolarisés

D’après les premières conclusions de la synthèse du programme interministériel de recherches sur  »les processus de déscolarisation », 1% de jeunes de moins de 16 ans seraient déscolarisés dans certains collèges les plus défavorisés. Les rapports montrent que les filles sont presque autant concernées que les garçons et que le phénomène apparaît principalement vers 14 ou 15 ans. Même si  »tous les jeunes déscolarisés ont des parcours singuliers qui rendent difficiles les typologies, les élèves ‘déscolarisés’ sont essentiellement des jeunes qui conjuguent des caractéristiques de milieux sociaux défavorisés, une vulnérabilité familiale et le plus souvent, de grandes difficultés scolaires », rapporte le sociologue Dominique Glasman. Les exclusions d’élèves pratiquées par les établissements sont pointées du doigt par les chercheurs:  »Du point de vue de l’élève, elles alourdissent le passif de l’institution scolaire. » D’autre part, les primo-arrivants  »ne trouvent pas toujours d’établissement qui les accueille et sont souvent placés dans des classes où les élèves sont en difficulté, alors qu’ils doivent simplement apprendre le français », indique le sociologue. La troisième logique à l’oeuvre dans la déscolarisation provient du fonctionnement des familles, notamment quand les enfants contribuent au revenu du foyer. Toutes les recherches insistent sur l’importance du lien entre les jeunes et leur quartier.  »Le processus de déscolarisation est plus fort quand les jeunes sont pris dans un réseau de sociabilité de quartier », indique Dominique Glasman.  »Mais il ne faut pas en conclure que les jeunes sortent de l’école pour devenir délinquants, d’abord parce que la délinquance précède souvent la déscolarisation, ensuite parce qu’un grand nombre de jeunes déscolarisés ne sont pas délinquants du tout. Il convient de distinguer très soigneusement les deux phénomènes. » Par ailleurs,  »une forte proportion de jeunes déscolarisés sont seuls et le vivent douloureusement », principalement les filles.  »Lorsque les rapporteurs ont rencontré ces élèves, un grand nombre d’entre eux ont exprimé le désir de retourner à l’école. Ils se sentent davantage rejetés par l’institution scolaire qu’ils ne la rejettent. »

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