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Coup de Gueule d’un Inspecteur de l’Education

Coup de Gueule d’un Inspecteur de l’Education COUP DE GUEULE D’ UN INSPECTEUR DE L’EDUCATION CONTRE L’ABSENCE DE VALEURS HUMAINES ET LA VIOLENCE DE L’ETAT
BR>(Lettre ouverte aux enseignants, éducateurs et parents)



On ne peut enseigner au 21° siècle sans avoir ou la foi ou une intime conviction, posséder une vraie vocation ou vivre une passion professionnelle raisonnée .



On ne peut enseigner aujourd’hui seulement parce qu’on est payé correctement, qu’on a trois mois de congés ,et qu’il y a des avantages sociaux de type retraite ou mutuelle. Le croire ou le laisser penser sous-entendraient que l’homme qui sert de modèle aux enfants est sur terre pour amasser, pour s’enrichir, que celui qui sert de référent et de cadre aux jeunes est dans le chacun pour soi, l’égocentrisme, « l’important c’est ma pomme, mon confort, mes petits privilèges . » Ce serait grave de laisser le soin à des carriéristes et des matérialistes guidés par le seul profit, le culte de l’ego et de l’argent comme souverains biens hérités du mondialisme et du capitalisme, de s’occuper de l’éducation de nos enfants…



L’éducateur n’est-il pas tourné vers les autres plus que vers lui-même ? N’a-t-il pas la responsabilité de former la personne, de forger le caractère, d’échafauder la personnalité des élèves qui lui sont confiés ?



Peut-on encore enseigner aujourd’hui sans être conscient des Valeurs humaines et morales qui fondent notre humanisme démocratique ? Que sont devenues ces valeurs de courage, de respect, de vérité, de paix, d’amour, les qualités de cœur , de courtoisie et de bienveillance, qui structuraient l’éducation de la personne ? Diable que faut-il penser de nouvelles instructions officielles réfléchies et rédigées par deux ministres de l’Education Nationale ayant œuvré ensemble , qui oublient de nommer, de désigner , d’imposer les valeurs sous-jacentes à l’action quotidienne de l’instituteur et du professeur d’aujourd’hui ?



Cette lacune est grave, et il est grand temps que l’on fasse quelque chose. Que penser d’un nouveau ministre déclarant : « ce serait grandiose si notre salaire personnel était multiplié par deux »,et qui ne définit pas pourquoi on enseigne aujourd’hui, qui laisse les enseignants sans prescrire ni nommer les valeurs de l’Education , au sein d’un monde contemporain envahi de violences, d’individualisme, et dans une cité désertée par ses valeurs morales, civiques et spirituelles ?



A-t-on le droit de laisser la responsabilité aux seuls enseignants d’une société gouvernée par le capital, le profit, le mondialisme, la concurrence et la compétition, la course aux diplômes et au fric, le « struggle for life » , de définir les valeurs qui devraient forger l’individu ? Peut-on laisser sans formation morale, sans valeurs humaines imposées, enseignées et obligatoires , l’enfant dans la famille, l’élève dans l’école, le collégien et le lycéen et l’étudiant en formation , quand on prétend lutter contre la violence et promouvoir parallèlement la trilogie « liberté , égalité, fraternité ?





N’est-il pas urgent de rappeler à l’ordre cet Etat qui n’enseigne ni n’éduque autrement que par l’empilement des diplômes et des savoirs, qui n’impose pas aux formateurs de ses enfants les valeurs humaines sans lesquelles une société sans violence est impossible ?



N’est-il pas important de dénoncer un Etat qui promeut la sanction plutôt que la prévention, qui privilégie la concurrence et le savoir plus que l’épanouissement des « savoir-être » ? Qui préfère remplir les cerveaux , favoriser la consommation, développer le capital plutôt que former le caractère, améliorer l’expression et la communication, orchestrer le partage des biens et étendre les solidarités ?



N’est-il pas urgent de dire à nos élus qu’on ne peut tout à la fois vouloir lutter contre la violence et la laisser se développer ? Trois exemples simples pour comprendre.



D’une part, que penser d’un Etat qui imposant des vaccinations à tous les élèves, aurait envoyé ainsi dans un passé récent des milliers de jeunes sur chaises roulantes avec sclérose en plaques et autres séquelles gravissimes ? Ne doit-on pas arrêter de suite la campagne de vaccinations dès le moindre doute ? Les lobbies et l’ enrichissement des laboratoires sont-ils plus importants que l’intérêt des enfants et le respect de l’intégrité physique ? Ne pas oublier que ce même Etat ne dispose que d’une infirmière scolaire que pour 2900 élèves. Ne pas oublier que cette même Nation ne propose aucune médecine du travail à ses enseignants, aucun contrôle et aucune exigence sanitaire pour des maîtres qui sont au quotidien en présence des tout-petits et des plus grands enfants.



D’autre part, où est la liberté, l’égalité et la fraternité quand on décide de ne plus accepter ni scolariser les enfants de 2 ans ? N’y a –t-il pas une grande violence contre l’Ecole Maternelle Française de la faire ainsi régresser en refusant d’ accueillir les plus démunis et les plus isolés de nos tout-petits , qui existent tant en dehors des ZEP et des ZUS , dans le rural profond, dans les banlieues et dans toutes ces communes où n’existent aucune structure, ni nourrices, ni budget pour imaginer un accueil ? N’y a-t-il pas grande violence contre les mères de famille qui doivent travailler pour assurer la survie de leurs autres enfants parce qu’elles vivent la monoparentalité ou tout autre difficulté socioprofessionnelle ? N’y a-t-il pas inégalité de fait entre les parents d’hier ayant pu bénéficier d’une scolarité précoce avec ceux de demain condamnés à la galère ? N’oublions pas que le rare point positif français dans la récente comparaison européenne en rapport qualité/prix entre nos systèmes d’école résidait dans le pourcentage des 3ans scolarisés en métropole. Ce chiffre n’est-il pas intimement lié et associé à une scolarisation précoce des 2/3 ans forte, supérieure à 50% ? Pourquoi défavoriser le seul secteur éducatif qui fait notre originalité, qui a une bonne réputation et qui va le mieux en France ?



De plus, n’y a-t-il pas une grande violence à ce que l’Etat veuille construire « des murs » autour des écoles d’aujourd’hui , sous prétexte de les protéger contre la Société qui les entoure en les « sacralisant » ? N’y a t il pas une incohérence à vouloir couper de son environnement l’école

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