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Les syndicats d’enseignants ont reçu cette semaine un communiqué du ministère de l’Education nationale, leur soumettant une idée : la création de professeurs référents d’un groupe d’élèves (PRE) pour les premières et terminales des voies générales et technologiques.

Vers un meilleur accompagnement des élèves

Le rôle de professeur référent serait d’être responsable d’un petit groupe, afin d’accompagner chaque élève dans son parcours au lycée et dans ses choix d’orientation.

Dans un article qui relaie la proposition du communiqué, le syndicat Sgen-CFDT parle de « multiples possibilités, allant de maintien du système actuel des professeurs principaux, à un système où il n’y aurait plus que des Professeurs référents PRE« . Les professeurs référents pourraient donc s’ajouter ou – à terme – remplacer les professeurs principaux, responsables d’une classe entière.

Après la réforme du baccalauréat, qui a introduit un système d’enseignements de spécialité « à la carte », qui a conduit à un « éclatement du groupe classe » selon les termes du syndicat, la solution des suivis individualisés pourrait être plus adaptée.

Un « premier pas timide »

Si le Sgen-CFDT reconnaît une « première étape » il émet plusieurs réserves et pose certaines conditions.

Le syndicat rappelle en premier lieu que cet accompagnement personnalisé faisait l’objet de « revendications anciennes« , et dénonce une « lenteur excessive à reconnaitre les problématiques » causées par le nouveau baccalauréat, notamment le brassage des élèves entre les différents enseignements.

Le Sgen-CFDT regrette également que la proposition ne soit pas étendue aux classes de Seconde, voire aux « classes de collège et de lycée professionnel ».

Enfin, le syndicat pose ses conditions : parmi elles, « la confiance aux équipes pour s’accorder sur des façons de faire » adaptées aux réalités du terrain » , l’augmentation de la rémunération des professeurs référents, et la mise en place de temps dédiés à cette activité.

« Cette nouvelle façon de travailler est fondamentale mais nécessite une reconnaissance à la hauteur de la charge de travail«