colonies de vacances
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Le 6 juin dernier, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, annonçait le programme « Vacances Apprenantes ». Des vacances d’été, pour « s’amuser tout en rattrapant une partie de ce qui n’a pas pu être fait pendant l’année scolaire ».

Elles doivent permettre à un million d’enfants de partir en vacances, mais aussi de rattraper une partie de leur retard scolaire, notamment aggravé avec la crise sanitaire liée au coronavirus et le confinement.

A Thionville, des jeunes partent en colos apprenantes

Dans cette ville du département de la Moselle, les élus ont souhaité s’engager dans ce dispositif. « On a appelé toutes les familles pour leur présenter le concept. Nous avons obtenu 77 réponses positives » indique le directeur de la Jeunesse et des Sports de Thionville, au Républicain Lorrain.

C’est donc 77 jeunes de 8 à 12 ans qui participent à des colos apprenantes de cinq jours, en Moselle et dans les Vosges. « On a ciblé les familles monoparentales, les enfants en déconnexion avec l’école et ceux souffrant d’un handicap » précise le directeur. « Ils profitent d’activités tout en découvrant des choses de façon ludique. Au contact d’un apiculteur, par exemple, ils se sont familiarisés avec la biodiversité » poursuit-il.

Une mesure qui ravit les jeunes enfants. « On a fait les épreuves de Koh-Lanta, c’était trop bien ! », se réjouit un élève. Les colos apprenantes de la ville ont débuté le 26 juillet dernier et se déroulent jusqu’au 28 août.

Soutien scolaire et sorties culturelles à Calais

Par ailleurs, à Calais, dans le Nord, des jeunes de 10 à 15 ans participent aussi au dispositif. Première partie : du soutien scolaire. Les élèves sont divisés en plusieurs groupes et suivent des cours de français et de mathématiques, deux fois par semaine.

 «Ça permet de ne pas oublier ce que l’on a appris pendant l’année scolaire» indique un élève, à La Voix du Nord. «Après le Covid-19, on a plus d’énergie. C’est donc plus facile de s’engager dans ce type de projets» renchérit un professeur de collège, qui s’occupe du soutien scolaire.

Ensuite, place aux loisirs ! «Pour ceux qui font l’effort de venir le matin pour réviser, on organise des sorties sportives et culturelles. Souvent, il s’agit des activités qu’ils ont choisies eux-mêmes. Cet après-midi par exemple, on va faire du karting à Saint-Omer» témoigne une éducatrice spécialisée au média local.

En Charente-Maritime, des centres sociaux organisent les colonies apprenantes

A Rochefort (Charente-Maritime), des centres sociaux organisent cet été des colos apprenantes, rapporte Sud Ouest. « Ce sont des séjours à but éducatif. L’idée, c’est de revoir les matières classiques de l’école comme les maths et les sciences mais sans être dans une relation professorale » explique la directrice d’un centre social de la ville.

L’objectif pour ces élèves est de ne pas perdre totalement le fil de l’école. « Après avoir mal vécu le confinement, la rentrée inquiétait certains », ajoute la directrice.

Les élèves ont choisi de faire de l’équitation et du cinéma. La semaine dernière, les élèves participants ont pu tourner un film avec un réalisateur sur l’Île d’Aix, près de Rochefort. Cette semaine, les colos apprenantes se déroulent dans un centre équestre du département.

Sur Twitter, la communauté éducative exprime son mécontentement

Cependant, les vacances apprenantes ne sont pas au goût de tous. Sur Twitter, les professeurs ironisent face à l’apparition du ministre dans plusieurs « colos » apprenantes françaises.

D’autres dénoncent le dispositif « Aushopping Campus », le soutien scolaire dans les centres commerciaux partenaire de l’opération Vacances apprenantes. « Blanquer les envoie à Auchan donner des cours entre les courgettes et les rouleaux de PQ » tweete ainsi un enseignant.