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Tandis que 88,2% des lycéens ont reçu une proposition d’admission sur Parcoursup, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé, dans un entretien au Parisien, l’ouverture de 10.000 places supplémentaires à la rentrée 2020.

Pour rappel, la ministre avait annoncé le 17 juillet dernier que 9500 lycéens étaient sans proposition sur Parcoursup. De plus, cette année, le taux de réussite au baccalauréat 2020 est exceptionnel, puisque 95,7% des 745.900 candidats l’ont décroché.

Pour aider les bacheliers, « nous avons décidé de financer 10 000 places supplémentaires pour la rentrée, en adéquation avec les demandes de ces étudiants, beaucoup dans des formations courtes, les filières sanitaire et sociale ou paramédicale » indique Frédérique Vidal.

Les demandes de formations paramédicales « multipliées par deux ou trois »

Dans le détail, Frédérique Vidal affirme que « 2000 places de plus » seront créées « dans les formations de soins infirmiers ». Elles s’ajoutent aux 3000 places qui vont être ouvertes en BTS, comme elle l’avait annoncé sur Franceinfo.

De plus, la crise de coronavirus a renforcé l’engouement des jeunes pour les formations paramédicales. Selon la ministre, elles « ont été multipliées par deux ou trois » sur la plateforme d’orientation Parcoursup. « Nous avons par exemple, un chiffre élevé, 103 000 candidats cette année en formation en soins infirmiers » explique-elle, avant d’ajouter que ces métiers « ont pris beaucoup de sens ces derniers mois et l’engouement des bacheliers à s’orienter vers elle est le reflet de la capacité de notre jeunesse à vouloir se rendre utile ».

« Nous travaillons pour qu’aucun jeune ne se retrouve sur le carreau »

Interrogée sur les élèves qui n’ont pas encore reçu de proposition, la ministre a assuré « qu’aucun jeune ne se retrouvera sur le carreau ». Pour aider les étudiants, des mesures seront mises en place.

Ils « pourront bénéficier, par exemple, d’une aide à la mobilité, 500 euros versés à la rentrée, pour leur faciliter les déplacements et suivre des cours dans une université un peu plus éloignée de leur domicile » précise-elle. « Un étudiant d’Île-de-France peut par exemple choisir d’aller suivre des cours à l’université de Reims plutôt que dans un établissement francilien »

Enfin, Frédérique Vidal indique qu’une « circulaire est en préparation » pour fixer les gestes barrières dans les établissements d’enseignement supérieur à la rentrée.  « Je suis convaincue qu’il est préférable que les enseignements reprennent en présentiel mais nous ne sommes néanmoins pas à l’abri d’un retour d’épidémie dans certaines villes ou départements. Le texte exigera le respect de la distanciation sociale et le port du masque obligatoire » conclut-elle.