© Getty Images

Tandis que les élèves ont repris le chemin de l’école depuis une semaine, la communauté éducative se prépare déjà pour la rentrée de septembre 2020. Mais comment va-t-elle se dérouler ? Le nouveau protocole sanitaire, établi le 17 juin dernier, sera-t-il toujours en vigueur ?

« On n’a aucune réponse du ministère à ce stade » , précise Bruno Bobkiewicz du SNPDEN à Ouest France « Seul le recteur nous a dit de préparer une rentrée normale. On avance donc sur l’accueil de tous les élèves. »

Invité sur France Inter le 22 juin dernier, le ministre de l’Éducation nationale s’était exprimé sur la rentrée 2020. Il avait annoncé qu’« un plan ultra-volontariste » serait déployé à la rentrée contre le décrochage et « concernerait potentiellement tous les élèves ».

« Il y aura des évaluations en début d’année. J’y tiens beaucoup, pour le CP et le CE1, on a déjà fait ça ces dernières années » indiquait Jean-Michel Blanquer. « En 6e, on va avoir une évaluation particulièrement robuste dans son contenu. Notamment pour le français et les mathématiques, de façon à déclencher ensuite de l’aide personnalisée » précisait-il.

Incertitudes

Du côté des syndicats, ces propositions passent mal. Le SNALC indique ainsi, dans un tweet, qu’il « n’est pas demandeur d’une batterie de tests supplémentaires à la rentrée pour évaluer les élèves ». Pour lui, « c’est du temps perdu ».
Autre point qui fâche : pour la secrétaire nationale du Snes-FSU, Claire Guéville, « il faudra bien des enseignants pour assurer les heures d’accompagnement » affirme-elle, à Ouest France.  

« On a beaucoup d’incertitudes sur le protocole, les enseignements en présentiel ou en distanciel » s’inquiète de son côté un professeur des écoles du Mans à France Bleu. Outre ces incertitudes, « on a aussi les problèmes habituels, les suppressions des postes et d’heures » renchérit-il. « On aura beaucoup de mal à traiter les personnes qui auront besoin d’accompagnement, encore plus que d’habitude ».

Enfin, une enseignante de SES au lycée souhaite un « accompagnement personnalisé, des petits groupes, des dédoublements de classe ». Il faut, suggère-elle, « réaménager les programmes, parce que les enseignants auront du mal à effectuer la totalité des programmes tels qu’ils sont prévus ».