© Capture d’écran Konbini

Un dispositif pour attirer les étudiants vers le métier d’enseignant ? C’est le pari du ministère de l’Éducation nationale, qui lance une campagne de recrutement via Konbini, le média pop-culture des jeunes de 18 à 30 ans.

Depuis la rentrée 2019, le ministère a mis en place un parcours de pré-professionnalisation pour les étudiants. En effet, à partir de la deuxième année de licence, le ministère propose un parcours progressif sur 3 ans (L2, L3, M1) où les étudiants peuvent exercer dans les établissements scolaires. En L2, par exemple, l’étudiant effectue des séances d’observation, des interventions ponctuelles sur des séquences pédagogiques et la participation à l’aide au devoir.

« 1 300 étudiants ont été recrutés pour la rentrée 2019. À compter de la rentrée 2020, 3000 étudiants entreront dans le dispositif chaque année » précise le ministère.

Des rémunérations de 700 à 980€

De plus, le parcours de pré-professionnalisation proposé par le ministère est rémunéré. En L2, la rémunération nette mensuelle est de 700€, puis 963€ en L3 et 980€ en M1. Le ministère indique qu’elle peut être « cumulée avec une bourse d’étude sur critères sociaux » et permet aux « boursiers des échelons les plus élevés d’atteindre un niveau de rémunération similaire à celui d’un apprenti ».

« Et qui paye mieux qu’un job dans un fast-food » ?

Néanmoins, cette campagne proposée par Konbini n’est pas au goût de tous. Sur Twitter, la campagne de recrutement a provoqué de vives réactions dans la communauté éducative. La comparaison du média des jeunes entre le métier d’enseignant et « qui paye mieux qu’un job dans un fastfood » en a fait frémir plus d’un.

« Les campagnes de recrutement des enseignants se font désormais sur Konbini. À demain pour les annonces officielles de Jean-Michel Blanquer sur Snapchat » a tweeté une enseignante.

« L’Education Nationale recrute. En créant des postes ? Ne rêvons pas, en faisant un « flowchart » sur Konbini. But : recruter des jeunes dès la L2 qui pourront enseigner en étant sous-formés et sous-payés mais qui seront ‘cools’ donc ça va » renchérit une autre enseignante.

D’autres ironisent, comme Prof sans filtre qui montre une employée de McDonald’s en évoquant une enseignante.