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Après les établissements primaires et secondaires, c’est au tour de l’enseignement supérieur. Dans un communiqué, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI) présente les mesures de la deuxième phase de déconfinement pour les établissements, en vigueur depuis mardi 2 juin.

« Les réouvertures doivent impérativement se réaliser dans le respect des gestes barrières afin de préserver la santé de chacun, étudiants comme personnels des établissements » prévient le MESRI.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche donne premièrement des informations sur la formation professionnelle. Les activités qui relèvent de la formation pro, « qu’il s’agisse de la formation continue ou en alternance », reprennent les cours en présentiel.

Tandis que se prépare la rentrée universitaire 2020-2021, la ministre précise aussi que les services administratifs d’inscription « seront ouverts sur rendez-vous ou sur convocation ».

De plus, les bibliothèques et les centres de documentation universitaires rouvrent intégralement. « Les étudiants pourront accéder aux salles informatiques de leur établissement, sur rendez-vous ou convocation de leur université ou de leur école » précise le communiqué.

Enfin, pour les doctorants, ils peuvent dès à présent avoir accès librement accès aux laboratoires auxquels ils sont rattachés.

Pour les activités des étudiants en formation initiale, elles pourront reprendre « de manière régulière » à la rentrée de septembre, « sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire ».

« Un cadre réglementaire stabilisé est indispensable »

Suite aux annonces du ministère, l’association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU) a réagi, dans un communiqué du 3 juin.

Pour elle, il « est difficilement concevable » de rouvrir les BU dans les circonstances actuelles. « Un cadre réglementaire stabilisé est indispensable » pour trois raisons majeures :

  • matérielles : dans un contexte de crise sanitaire, la réouverture des bibliothèques universitaires exige de revoir les aménagements des espaces de lecture et de travail, ainsi que les circulations et de recalculer les jauges d’accueil.
  • d’organisation : la reprise des activités et la présence des personnels sur site est progressive, conformément aux dispositions nationales dans une période d’état d’urgence sanitaire. Elle s’inscrit dans le plan de chaque établissement dont les bibliothèques sont un service.
  • financières : la réouverture des BU entraînera un surcoût lié aux prestations de nettoyage et de désinfection ainsi qu’aux matériels de protection.

Enfin, l’association rappelle que les BU sont très fréquentées et que le risque sanitaire est important. Elle demande au MESRI de donner tous les moyens aux BU d’assurer les services jusqu’aux vacances d’été et ainsi, bien préparer la prochaine rentrée.

« Les annonces successives, sans consultation des associations professionnelles concernées ni prise en compte des plans de reprise d’activités des établissements dans lesquels s’inscrivent les services documentaires, ne participent pas de cette sérénité nécessaire aux besoins des communautés universitaires » conclut l’ADBU.