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L’épidémie de coronavirus a bousculé le quotidien des lycéens et des étudiants. Avec la fermeture des établissements scolaires, ils se sont retrouvés confrontés à l’enseignement à distance.

Un sondage Ifop pour Canévet et associés a permis de connaître les conséquences de la crise sanitaire chez les lycéens de terminales et les étudiants après deux mois de confinement. Il s’agit de savoir aussi si l’épidémie a bouleversé le choix d’orientation des élèves et/ou leur insertion professionnelle. L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1002 lycéens de terminale et d’étudiants, du 6 au 14 mai 2020.

Moins de la moitié des lycéens et étudiants (43%) affirment être optimistes à l’égard de l’avenir de la France, soit une baisse de deux points par rapport à 2018 sur le même sondage. L’enquête précise toutefois que ce pessimisme « ne doit donc pas nécessairement être imputé à la crise ». De plus, les élèves sont 50% à être plutôt sereins face à leur avenir professionnel. En 2018, ils étaient 70%.

Choix des filières et lieu d’étude

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Le sondage s’est également intéressé au critère géographique du lieu d’étude. Parmi les élèves interrogés, 20% d’entre eux avaient l’intention d’étudier et de travailler à l’étranger à la rentrée 2020. Parmi ces 20%, 45% des interviewés renoncent à ce choix.

En outre, les lycéens de terminale sondés sont 25% à déclarer que la crise sanitaire actuelle a eu un impact sur le choix de filières (25%). 18% d’entre eux pensent que la crise a eu une influence sur la hiérarchie des vœux sur Parcoursup. Plus généralement, les élèves et étudiants souhaitent privilégier « des filières plus proches de leur domicile et moins onéreuses ».

57% des élèves plutôt satisfaits de la continuité pédagogique

La mise en place de la continuité pédagogique pendant le confinement a été majoritairement bien perçue. En effet, 57% des élèves estiment que c’était efficace. Les lycéens de terminale et les étudiants hors université sont 72% à le penser, contre 65% des universitaires.

En ce sens, il a été demandé aux élèves s’ils étaient prêts à poursuivre l’enseignement à distance sur une année entière. Une courte majorité a répondu « Oui » (56%) tandis que 33% ont répondu « Non, plutôt pas » et 11% « Non, pas du tout ».

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Par ailleurs, 60% des sondés estiment que le travail à distance aura des incidences négatives sur leur poursuite d’études et 42% sur leur carrière professionnelle. Dans le détail, l’impact est plus important chez les hommes avec 65% de réponses négatives pour la poursuite d’études et 47% pour la carrière professionnelle. Il va de même avec les étudiants à l’université, avec respectivement 68% et 49% d’entre eux.

Sur la gestion de la crise par les établissements scolaires, les élèves affirment majoritairement avoir confiance en leur établissement. Ces derniers s’inquiètent néanmoins des conditions d’enseignement (64%) et des conditions sanitaires (55%) lors de la reprise en présentiel.