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Près de 20% des élèves de primaire et 30% des collégiens sont retournés à l’école, selon Jean-Michel Blanquer, invité de LCI ce matin. Alors que de nombreux parents souhaitent remettre leurs enfants à l’école, le manque de place est un réel problème.

« Au départ, environ 50% des parents souhaitaient le retour à l’école de leur enfant. Aujourd’hui, je suis encore dans les comptes mais les listes changent de minute en minute, parce qu’il y a énormément de demandes depuis ces quelques jours » indique une directrice d’une école maternelle du Var à France Inter.

La directrice explique avoir adopté « un système de deux jours par semaine » et par enfant dans son établissement. Elle confie ne pas pouvoir « satisfaire » tout le monde, tant que les classes de maternelles restent limitées à 10 enfants.

 « Les parents d’élèves sont de plus en plus nombreux à vouloir remettre leurs enfants à l’école, pour deux raisons probablement essentielles. La première, c’est que les choses se passent relativement bien et la place d’un enfant est évidemment à l’école » renchérit Agnès le Brun, vice-présidente de l’association des maires de France. « La deuxième raison est naturellement économique, puisqu’il est impossible de reprendre son travail convenablement si les enfants ne sont pas scolarisés ».

« On sent une pression qui monte pour accueillir d’avantage d’élèves »

Du côté des syndicats, le sentiment est partagé. « On sent en ce moment une pression qui monte pour accueillir d’avantage d’élèves » précise la secrétaire du Sniupp-FSU, Francette Popineau, à Sud Ouest. « Mais pour le moment les enseignants ne voient pas bien ce qui permettrait d’ouvrir les vannes: on attend des réponses scientifiques pour savoir si le protocole sanitaire peut être ou non assoupli. »

Quant à la FCPE, elle préconise une ouverture des lieux publics « comme les bibliothèques, les gymnases ou les parcs » afin d’accueillir les enfants dont les parents travaillent. Une solution qui permettrait de laisser des places aux publics prioritaires comme les élèves décrocheurs, par exemple.

« Il faudrait également que les enseignants soient tous présents et donc, en quelque sorte, que la vie scolaire, que la vie de l’école reprenne son cours » poursuit-elle.

Par ailleurs, Agnès le Brun affirme que si les règles sanitaires doivent être desserrées, il faut faire une étude école par école.  « Il y a des écoles qui ont des classes petites, d’autres plus grandes, des couloirs étroits, des couloirs larges, des déplacements incessants, d’autres pas » prévient-elle.

Le gouvernement devrait statuer sur le sujet ce jeudi lors de la deuxième phase du plan de déconfinement. Le ministre de l’Education nationale a indiqué ce matin que la réouverture des classes de 4e, 3e, et des lycées sera également annoncée, si les conditions sanitaires le permettent.