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Tandis que certains collèges rouvrent leurs portes cette semaine en zone verte, les lycées demeurent fermés jusqu’en juin. Et en raison de l’épidémie de coronavirus, l’ensemble des épreuves écrites du baccalauréat ont été annulées et se dérouleront en contrôle continu.

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, expliquait que le bac serait calculé sur la base des 3 trimestres de terminale. Seul bémol, le troisième trimestre aura-t-il lieu? « Sous réserve que les conditions et délais de réouverture le permettent, les professeurs organiseront des évaluations au troisième trimestre […] sur les compétences et connaissances acquises par leurs élèves » peut-on lire à ce jour sur le site du ministère.

Toutefois, selon Ouest-France, un décret présenté le 11 mai 2020 au Conseil supérieur de l’éducation sera publié d’ici la fin de la semaine. Il précisera les modalités d’évaluation du bac 2020. « Concrètement, seules les moyennes des 1er et 2e trimestres seront retenues, en intégrant les coefficients ». Affaire à suivre, donc.

Harmonisation des notes

Grande nouveauté en revanche cette année, l’harmonisation des notes. En effet, pour cette session 2020, pas de décimales ; toutes les notes seront arrondies au point supérieur, selon un décret du ministère. Un élève qui se retrouvera avec 9,2 de moyenne obtiendra donc 10/20.

Une mesure destinée à favoriser les élèves. « L’arrondi va augmenter toutes les moyennes et créer un gros écart à l’arrivée » explique Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN-Unsa à BFMTV. « Mais c’est aussi une forme de traduction de la bienveillance dans un contexte chahuté et cela va éviter des arbitrages locaux d’un jury à l’autre. Cela va aussi simplifier le travail des commissions et donner de la transparence aux élèves » ajoute-il.

Concernant l’assiduité : « C’est une condition sine qua non pour obtenir le diplôme » préconisait Jean-Michel Blanquer. Ainsi, l’idée est d’écrire « des appréciations très détaillées, surtout en cas de fort décalage entre la moyenne de l’élève et son niveau » indique Claire Krepper, responsable nationale du SE-Unsa, à Ouest-France.

Oral de français : où en est-on ?

Pour les élèves de 1ère, l’oral du bac de français est à priori maintenu pour le moment, si les conditions sanitaires le permettent. « Pour l’instant, il faut s’y préparer comme si l’examen avait lieu. Et peut-être que ce sera une note de contrôle continu » avait déclaré Jean-Michel Blanquer sur Public Sénat le 13 mai dernier.

Le maintien de l’épreuve a été très critiqué par la communauté éducative, qui demande son annulation. « L’oral de français est maintenu malgré une opposition générale des syndicats. On va au-devant d’un risque sanitaire et on met les collègues dans une situation de détresse que le ministère ne mesure pas », a affirmé Thierry Regades, représentant du Snes FSU à La Dépêche.  

« Pourquoi donc la bienveillance n’est-elle pas de mise pour les élèves de première ? Pourquoi maintenir une telle pression certificative, avec une épreuve orale de français difficilement et mal préparée, qui devrait se tenir dans un mois ? » renchérit de son côté la FCPE. Des questions qui restent pour le moment en suspens.

En attendant, VousNousIls vous propose de relire et de télécharger gratuitement les œuvres au programme du bac de français 2020.

Parcoursup : 71 000 élèves ont accepté une première proposition

Enfin, quels sont les premiers résultats pour la session 2020 de Parcoursup ? Tandis que la phase d’admission a débuté mardi 19 mai, 71 000 élèves ont déjà accepté “une première proposition” a affirmé ce matin Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur France Inter. « Plus d’1,5 million de propositions ont été faites à 453 000 candidats » annonce-elle également, tout en considérant que « les choses se déroulent de manière tout à fait satisfaisante ».

« 20 000 bacheliers de plus que l’an dernier ont déposé leur candidature » sur la plateforme d’orientation, poursuit la ministre. « C’est très important de comprendre que nous avons 16.000 formations sur la plateforme, plus que l’an dernier aussi. Toutes ces formations, reconnues par l’État, ont rejoint la plateforme. »