L’intersyndicale enseignante -SNES-Fsu, Educ’ation, SE-Unsa, Sgen-Cfdt, SNFOLC, SNALC, FCPE, UNL, Lycéens Au centre- demande, dans un courrier au ministère de l’Education nationale, l’annulation des épreuves orales anticipées du baccalauréat de français en classe de première.

Pour rappel, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, avait indiqué qu’en raison de l’épidémie de Covid-19, les épreuves du bac 2020 seront validées en contrôle continu. Toutes les épreuves à l’exception de l’oral de français, qui est maintenu pour fin juin ou début juillet. « Il y aura moins de textes exigés que prévu : 15 en voie générale, 12 en voie technologique » précisait ainsi le ministre.

Interrogé sur BFMTV mercredi 29 avril, Jean-Michel Blanquer a confirmé le maintien de l’épreuve. « Nous considérons que ça reste possible que dans la dernière semaine de juin, les conditions sanitaires permettent de le faire passer. On peut tout à fait en faisant passer un oral, respecter les gestes barrières et toutes les recommandations qui sont faites » a-t-il indiqué.

Des circonstances difficiles

Mais pour l’intersyndicale, maintenir l’oral de français dans ces circonstances est difficilement envisageable. Pour elle, “il n’est pas possible de satisfaire des conditions de préparation à distance de cette épreuve, dont le format a changé avec la réforme” car les lycéens qui sont actuellement en première “n’avaient pas connaissance des nouvelles modalités”.

De plus, suite à l’annonce du premier ministre Edouard Philippe sur l’éventuelle reprise des cours le 4 juin au lycée et l’enseignement par groupes de moins de 15 élèves, l’intersyndicale estime que les candidats n’auront pas le temps nécessaire pour préparer cet oral. 

La question sanitaire est également sur la table. “Pour protéger eux-mêmes ou leurs proches, certains lycéens ou professeurs pourraient ne pas retourner au lycée et continueraient d’étudier ou d’enseigner à distance. Aucune garantie d’égalité n’est donc possible, et cela ne peut qu’être source de stress pour tous”, lit-on dans le communiqué.

Les organisations syndicales parisiennes s’opposent à la réouverture des écoles

A Paris, l’intersyndicale s’oppose, dans un communiqué, à la réouverture des établissements pour le 11 mai. Les syndicats estiment que la situation sanitaire dans la capitale “rend impossible” la réouverture à la date prévue.

Les organisations syndicales pointent du doigt une “impréparation du gouvernement”. Selon elles, le ministère lance “des injonctions sans aucune réflexion concertée préalable – directement relayées dans la presse – en oubliant sciemment des éléments clés, et en laissant chacun-e tenter de s’organiser ensuite”.

En ce sens, les syndicats parisiens exigent “une protection optimale” et des “conditions discutées avant de mettre en place des préconisations” pour rouvrir les établissements scolaires. Les élèves et personnels, doivent “être considéré.es et protégé.es”.