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Le premier ministre, Edouard Philippe, a présenté mardi 28 avril, son plan de déconfinement à l’Assemblée Nationale. Parmi les annonces concernant la réouverture des établissements scolaires, il rappelle les mesures du ministre de l’éducation Nationale.

« Nous ferons rentrer à partir de la semaine du 11 mai : les grandes sections, les CP et les CM2. Ensuite le 18 mai : ce sera les collèges, avec les sixièmes et les troisièmes puis les lycées avec les premières et les terminales et les lycées professionnels avec les ateliers industriels ». La semaine suivante, « ce sera l’ensemble des classes qui pourra rentrer mais le système sera réorganisé avec des groupes de pas plus de 15 élèves» annonçait Jean-Michel Blanquer le 21 avril dernier.

Interrogé sur TF1 mardi soir, Jean-Michel Blanquer a indiqué que le gouvernement précisera les modalités sur de la réouverture des classes de 4ème et 3ème d’ici la fin du mois du mai, une fois “l’obtention des garanties totales” du plan sanitaire.

Le co-président de la FCPE Rodrigo Arenas, demande, dans un entretien à Sud Ouest, que « les conseils d’école puissent être convoqués très rapidement pour savoir comment tout ça peut être mis en place”. C’est un “flou total qui crée de l’inquiétude chez les parents » affirme t-il au média régional.

Des masques pour tous les élèves

De plus, pour l’association des parents d’élèves, “les moyens manquent” et il y a « encore beaucoup trop de questions qui restent sans réponse ». C’est ce qu’estime sur Franceinfo Carla Dugault, co-présidente de l’association. “Nous attendions davantage de cadres pour l’ouverture. Les parents sont toujours aussi inquiets qu’il y a quelques jours” a t-elle indiqué.

La FCPE demande à ce que les distributions de masques soient faites à l’ensemble des élèves. Après, sur le port du masque, c’est plutôt les collégiens ou plutôt les grands qui pourraient le porter. Est-ce qu’il faudra le porter tout le temps ? Apparemment, ça va être très compliqué” s’inquiète-elle.

“Donc, ça serait les enseignants qui devraient porter un masque obligatoirement à chaque fois que la distanciation sociale ne serait pas respectée” poursuit Carla Dugault. “C’est beaucoup de flottement et beaucoup d’inquiétudes pour tous les acteurs de la communauté éducative”.

Même constat pour les syndicats enseignants

Face aux annonces du premier ministre, les syndicats dressent le même constat que la FCPE. « On ne comprend plus rien. On a un discours de prudence sur tout sauf sur l’école. Pourquoi faut-il se dépêcher de rouvrir les classes de maternelle et primaire, alors que ce sont des lieux de grande promiscuité » martèle la secrétaire générale du SNUipp-FSU, Francette Popineau à Sud Ouest.

« On nous dit que c’est 10 personnes maximum partout, et en classe c’est 15, on dit non, on demande des précisions sur le protocole sanitaire » s’insurge-elle, avant d’ajouter que “si une école ne peut pas présenter toutes les conditions sanitaires, elle ne rouvre pas ».

Enfin, pour le secrétaire général de SE-Unsa, Stéphane Crochet, « la reprise pour les écoles, telle que présentée, est inacceptable et impossible. Il y a zéro cadre sanitaire ».