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Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé ce mardi 21 avril, une rentrée étalée sur plusieurs semaines. Il a évoqué des pistes concernant les mesures sanitaires.

« Nous travaillerons avec l’ensemble des collectivités locales sur un ensemble d’enjeux, comme le savon, le gel hydroalcoolique, la présence de points d’eau de base » expliquait-il. « Quand ces conditions ne seront pas réunies, cela n’ouvrira pas. C’est évident que les conditions sanitaires sont fondamentales, et que nous devons garantir les enjeux de santé aussi bien pour les personnels que pour les élèves ».

Dans un communiqué du 22 avril, le Snuipp-FSU affirme que les propositions du ministre sont « très loin d’être abouties ». La réouverture des écoles doit se faire avec des séries de conditions « clairement identifiées », afin de protéger les personnels et les élèves. Le syndicat demande aussi, comme le suggérait le syndicat des infirmier.es de l’éducation nationale, un dépistage de l’ensemble des élèves et du personnel.

Interrogée par Franceinfo, Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU, indique que « toutes les garanties nécessaires pour que la santé des enfants et des adultes soit protégée au mieux ».

Diminution des effectifs

De plus, le ministre proposait un système « réorganisé avec des groupes de pas plus de 15 élèves » dans les classes. Une mesure qui ne « répondent pas au nécessaire respect des mesures de distanciation sociale ». Ils demandent une diminution « drastique » des effectifs. « En fonction de l’âge, dix élèves maximum en élémentaire et cinq en maternelle, ainsi qu’en fonction de la superficie réelle des salles de classe ».

Un suivi des élèves compliqué

Le Sniupp-FSU indique par ailleurs que les enseignants ne peuvent pas être en mesure d’accueillir les élèves en classe tout en maintenant l’enseignement à distance. « La réouverture des écoles ne réglera pas le problème des inégalités qui ont mises en lumières durant le confinement ».

« Cela reste très obscur » renchérit le secrétaire général de la FSU, Benoît Teste, à Franceinfo. « Est-ce qu’on peut véritablement fonctionner avec des élèves qui sont ici, qui sont là, qui tournent un coup en présentiel un coup à distance ? » s’interroge-il.

Enfin, « c’est bien uniquement lorsque les conditions sanitaires et pédagogiques sont respectées que les écoles pourraient être rouvertes » conclut le Sniupp-FSU.