L’UNEF, l’UNL, la FCPE et PLUS lancent « SOS EDUCATION – Ensemble contre le COVID-19« , une plateforme d’information et d’accompagnement pour les élèves, les étudiants et les parents d’élèves. Relayée par l’ESPER, cette plateforme regroupe des outils et des informations pour aider les élèves et les parents suite à la fermeture des établissements scolaires.

Par ailleurs, des numéros santé sont proposés pour les différents publics : Une hotline Covid-19, pour la FCPE, une hotline pour les lycéens et une pour les étudiants. Un groupe télégram est également mis à disposition.

https://twitter.com/Ressourc_ESS/status/1243100379148980224?s=20

La semaine de l’ESS à l’école

La semaine de l’ESS à l’école a pour objectif de faire vivre en classe les valeurs de l’Economie Sociale et Solidaire. Initialement prévue du 23 au 28 mars, elle a été reportée. L’interview ci-dessous avec Thibault Sauvageon, délégué national de l’ESPER, a été réalisée avant la crise sanitaire.

Vous êtes délégué national de l’ESPER. Pouvez-vous présenter votre association ?

L’Économie Sociale Partenaire de l’École de la République (ESPER) est une association qui fédère 44 organisations. Ces organisations agissent dans le champ de l’enseignement scolaire. Nous avons la volonté de faire la promotion des valeurs de la République à l’école et des principes et des valeurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) auprès du public scolaire.

Quels sont les objectifs de cette semaine de l’ESS à l’école ?

La 4ème édition de la semaine de l’ESS à l’école s’inscrit dans une dynamique d’extension. Ensemble, on propose de mettre en lumière des actions d’éducation à l’économie sociale et solidaire, qui ont lieu de la maternelle au lycée, au mois de mars. L’objectif est d’inciter les entreprises et l’école à se rencontrer pour faire la promotion de l’ESS, et d’accompagner les élèves dans leur orientation et dans leur vie professionnelle.

Plus de 180 actions, déjà inscrites et référencées, se dérouleront sur l’ensemble du territoire français. Nous avons de plus en plus d’organismes qui s’intéressent au sujet, notamment Artisan du monde qui travaille sur le commerce équitable. Il y a un vrai lien entre le commerce équitable et la promotion des valeurs de l’ESS.

https://twitter.com/SemaineESSEcole/status/1231549265467473920?s=20

On ressent aussi une notion de fédération des entreprises autour de cet enjeu d’économie sociale et solidaire qui a une répercussion sur les pouvoirs publics. Dans plusieurs académies, des recteurs vont participer à des actions de la semaine de l’ESS à l’école, des conventions, des partenariats avec les rectorats seront également signés à cette occasion-là et des députés iront à la rencontre des classes.

La semaine de l’ESS à l’école est organisée en partenariat avec l’Office Central de la Coopération à l’Ecole (OCCE) -qui a en charge dans le 1er degré les coopératives et l’animation scolaire- et la Fédération Nationale des coopératives. Avec l’ESPER, nous sommes un trio porteur soutenu par le ministère de l’Education nationale et le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Votre association se rend directement dans les établissements scolaires ?

Durant cette semaine, des bénévoles, des salariés, des militants vont à la rencontre des élèves. Ainsi, ils les accueillent dans leur association coopérative mutuelle ou vont dans les écoles pour échanger sur leur métier, en insistant sur leur fonctionnement particulier.

Ils présentent leurs activités sur leur territoire comme l’agriculture durable par exemple. Ils voient quels échanges les entreprises peuvent avoir avec les élèves, afin que les élèves comprennent que certaines fonctionnent différemment.

Comment intervenez-vous avec les différents publics (de la maternelle au lycée ?)

L’ESPER propose des outils pédagogiques qui sont destinés aux enseignants et aux élèves. Pour les plus jeunes, on va proposer des outils sur la découverte de la coopération, par le jeu ou la mise en situation. Et plus on va aller loin en terme d’âge, plus on va pouvoir être sur des choses qui se rapprochent de la compréhension de l’environnement.

Avec les écoliers, on a des jeux de mise en situation tels que le chamallow challenge : ils ont des piques et des chamallows et ils doivent construire en petits groupes la pyramide la plus haute possible. C’est un petit jeu qui permet de comprendre qu’une entreprise doit construire collectivement la structure la plus haute possible.

Avec les lycéens, nous faisons par exemple des ventes de nourriture au service d’une cause. Ils vont rencontrer des acteurs comme le Secours Populaire. Il va y avoir un échange, pour savoir ce qu’est l’association, comment elle fonctionne. L’objectif est d’avoir des interactions abouties entre les élèves et les adultes.

La semaine est bien accueillie par les élèves et les enseignants?

Oui, et nous sommes dans une forte dynamique depuis 4 ans étant à la jonction entre découverte du monde de l’entreprise et du territoire. Tout en insistant beaucoup sur la transmission des valeurs citoyennes.

Pour l’enseignant cela peut être un plus : il peut enseigner différemment en rencontrant un acteur qui voit les choses différemment. Nous intervenons aussi car cela peut être compliqué parfois pour un enseignant de parler du monde de l’entreprise.

Quel rôle joue l’ESPER avec les Cité éducatives ?

L’ESPER joue un rôle intermédiaire avec les cités éducatives au niveau national. On est un des principaux relais entre les organisations syndicales enseignantes et les parents (la FCPE par exemple). Avec ces organisations, nous sommes invités au comité national d’orientation des cités d’éducation. Notre mission : avoir un rôle de réflexion sur les cités éducatives. Enfin, notre ambition est d’accompagner et de soutenir les cités éducatives sur les territoires et de travailler sur la question de la découverte de l’ESS.

https://twitter.com/94MustaphaM/status/1224314312958849024?s=20