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« Le scénario privilégié est celui d’un retour en classe après les dernières vacances de printemps, le 4 mai » a affirmé le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, dans un entretien au Parisien dimanche 22 mars. Un retour en classe qui reste néanmoins « tributaire de l’évolution de l’épidémie » du Covid-19.

« Ce n’est pas une annonce car tout sera conditionné à l’évolution du coronavirus et nous appliquons ce que nous dit le ministère de la Santé » a précisé l’entourage du ministre, auprès de l’AFP.

Assurer la continuité pédagogique

Depuis lundi 16 mars, tous les établissements scolaires restent fermés en France. L’objectif est de lutter contre la propagation de l’épidémie. Ainsi, la continuité pédagogique est mise en place depuis une semaine afin que les cours puissent continuer à la maison.  » C’est une opération de très grande ampleur, dans un contexte inédit » a déclaré le ministre, avant d’ajouter que le dispositif « Ma classe à la maison » initié par le CNED connaît « un premier succès ».

« Le but n’est pas de toucher aux vacances »

Le Parisien a par ailleurs interrogé le ministre pour savoir si l’année scolaire pourrait éventuellement être prolongée. « Le but n’est pas de toucher aux vacances » a assuré Jean-Michel Blanquer.

Concernant le maintien du brevet et du baccalauréat, le ministère « travaille sur différents scénarios en fonction de la durée du confinement ». En ce sens, il y a une prise en compte, « importante ou partielle, du contrôle continu ».

« Nous faisons un travail technique, en concertation avec les organisations représentatives, pour arriver à la bonne formule en fonction des circonstances » a t-il expliqué.

Inégalités entre les élèves

Enfin, Jean-Michel Blanquer a été interrogé sur les inégalités entre enfants à la maison. Comme solution, le ministre se veut rassurant et assure une mise en place « de modules de soutien gratuits pour les enfants les plus en difficulté, au moins à la fin du mois d’août ».