Pendant le confinement, des formations en e-learning sont proposées aux étudiants © Getty Images

Face à l’épidémie du coronavirus qui a entraîné la fermeture des établissements scolaires -dont les universités- la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, liste, dans un communiqué publié le 19 mars, un ensemble de mesures pour les étudiants.

Des mesures qui se veulent rassurantes : elles visent à protéger les étudiants. Aucun d’entre eux « ne sera pénalisé dans son parcours de formation » indique le communiqué.

Continuité pédagogique

La ministre de l’Enseignement supérieur affirme que la priorité a été donnée à la continuité pédagogique « sous toutes ces formes ». Des formations « poursuivront donc leur activité en e-learning » indique-elle.

Par ailleurs, les concours prévus jusqu’au 5 avril ont été reportés. « Leur reprogrammation se fera dans les délais les plus courts possibles en fonction de l’évolution de la situation » précise le communiqué. Des « solutions adaptées seront définies » pour les concours qui doivent se tenir à une date ultérieure.

Les résidences universitaires restent ouvertes

Les résidences universitaires gérées par les Centres régionaux des œuvres universitaires (CROUS) demeurent ouvertes, pour les étudiants qui n’ont pas pu rejoindre leurs familles avant le début du confinement. Pour accompagner ces étudiants, les services de santé sont mobilisés.

En revanche, pour ne pas pénaliser ceux qui ont quitté leur logement universitaire, le ministère affirme que « le préavis contractuel d’un mois ne sera pas opposable en ces circonstances ». Ainsi, ces étudiants seront exemptés de loyer pour le mois d’avril. Ils ont également la garantie, une fois que le confinement sera levé, de « bénéficier à nouveau d’un de ces logements ».

Lutter contre la précarité étudiante

Frédérique Vidal a annoncé de nouveaux leviers pour lutter contre la précarité étudiante. Elle s’engage à ce que la contribution de vie étudiante et de campus finance « dans les meilleurs délais des bons de première nécessité à destination des étudiants qui en ont le plus besoin ».

En ce sens, la ministre indique que les étudiants boursiers « conserveront leur droit à bourses » même si ces derniers n’ont pas validé leur stage et/ou ont épuisé leurs droits de bourse.