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La mobilisation contre les épreuves communes de contrôle continu (E3C) se poursuit dans plusieurs établissements.

Depuis le 20 janvier, des actions surviennent dans les lycées où se tiennent ces épreuves. Selon le ministère de l’Education nationale, 110 lycées ont connu des perturbations.

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Mais qu’en est-il des chefs d’établissements, principaux concernés par le blocage des épreuves dans les lycées ?

En Seine-et-Marne, une élève a giflé son proviseur

Quelques incidents sont à signaler. En effet, lundi 27 janvier, une élève du lycée Jéhan-de-Chelles a giflé son proviseur, rapporte Le Parisien. Lors d’un rassemblement pacifique des lycéens et des enseignants contre les E3C, le proviseur aurait menacé les élèves qui participaient au blocus de passer en conseil de discipline. Le proviseur aurait « violemment arraché le bras de la lycéenne qui tenait la grille de l’entrée principale de l’établissement en lui disant ‘Dégage et ferme ta gueule !’ «  affirme une représentante locale de la FCPE. « La lycéenne l’a giflé par réflexe car elle a eu mal » ajoute-elle.

Par ailleurs, un proviseur de la Cité scolaire Berlioz de Vincennes a publié un tweet dans lequel il explique ne pas comprendre la polémique des E3C. Selon lui, le contrôle continu doit avoir autant de valeur pour le bac général et technologique que pour le CAP, le brevet ou encore dans l’enseignement supérieur.

Les E3C doivent être remplacés par un contrôle continu classique, selon le SNPDEN

Pour le Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN), les E3C ne sont pas utiles et doivent être remplacés par un contrôle continu classique. C’est ce qu’affirme sa secrétaire adjointe, Florence Delannoy, au Point. « Notre opinion personnelle ne doit en aucun cas interférer : nous devons mettre en œuvre les E3C quoi qu’il arrive, puisque c’est la loi » indique-elle.

La secrétaire adjointe du SNPDEN explique que « 10 à 20 % des épreuves ont connu des perturbations » et que si des épreuves ont dû été reportées, les chefs d’établissements sont obligés de les réorganiser. Concernant les reports d’épreuves, « nous avons une bonne marge de manœuvre, car la commission d’harmonisation de cette première série d’épreuves ne se réunira que le 14 mars » conclut-elle.