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Avec la réforme du lycée et le nouveau baccalauréat, la première session des épreuves communes du contrôle continu (E3C) doit avoir lieu dès la mi-janvier 2020 et concerne l’histoire-géographie, l’anglais et les mathématiques.

Mais dans un climat de grève contre la réforme des retraites s’ajoutent les contestations de la réforme du lycée entrée en vigueur cette année. Ainsi, plusieurs syndicats d’enseignants demandent l’annulation des premières épreuves communes de contrôle continu. « Il faut supprimer la première session des épreuves communes, sinon ce sont les élèves qui vont payer le prix fort de ce nouveau bac, dont l’organisation est bâclée » déplorait Claire Guéville, secrétaire nationale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

Dans une lettre adressée au comité de suivi de la réforme du bac, lundi 6 janvier, Jean-Michel Blanquer propose des ajustements en anglais et en mathématiques, deux matières évaluées en janvier, puis en français, dont l’épreuve se déroulera en juin prochain.

En mathématiques, des groupes de niveaux

Le niveau d’exigence des mathématiques, spécialité la plus plébiscitée par les élèves de première cette année, est très élevé et les élèves trop nombreux à suivre la spécialité. Le ministre de l’Education nationale a donc décidé de « constituer des groupes de compétences ». « Il apparaît que c’est moins le programme qui est en question que l’hétérogénéité du niveau des élèves, et par conséquent des classes » peut-on lire dans la lettre adressée au comité de suivi.

Proposer deux options différentes en anglais

Dans le cadre de l’anglais, Jean-Michel Blanquer affirme que la spécialité est « trop tournée vers des débouchés littéraires » et ne prend pas assez en compte la langue dans les « différents contextes professionnels ». Le ministre a donc décidé d’ouvrir deux options distinctes : « anglais » et « anglais contemporain ». La deuxième option se concentrera sur «  la lecture de la presse et l’expression orale ». Ces options seront proposées dès la rentrée 2020 en première et en terminale.

En français, moins de textes à étudier pour l’oral

Le ministre écrit que le nombre de textes à étudier a pu « susciter des inquiétudes« . Pour mener à bien l’exigence du programme de français, il annonce que le nombre de textes sera réduit « entre 20 et 24 textes au lieu des 24 initialement prévus » pour les lycéens en première générale et « entre 13 et 16 textes au lieu des 16 prévus » pour les lycéens en première technologique.

Ajustements dans l’organisation des conseils de classe

Jean-Michel Blanquer conclut sa lettre par l’organisation des conseils de classe et le rôle du professeur principal. En effet, si on reprend l’exemple de la spé-maths, où dans un lycée avec 10 classes de première, plusieurs lycéens suivent la spécialité, cela forme des groupes spé nombreux. Ce qui devient très difficile à gérer pour le professeur principal.

Pour pallier ce problème, le comité de suivi avait demandé « l’adaptation de la composition et du fonctionnement du conseil de classe avec la possibilité d’organiser des conseils d’enseignement de spécialité ». Le ministre annonce suivre « favorablement » les propositions. L’idée est de « proposer aux établissements qui le souhaitent de faire évoluer la fonction de professeur principal en l’envisageant dans une dimension de professeur référent d’un groupe d’élèves ».