© Capture d’écran LCI

Tandis que le gouvernement s’apprête à recevoir, mardi 7 janvier, les organisations syndicales pour de nouvelles négociations sur la réforme des retraites, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, était l’invité d’Elizabeth Martichoux dans la Matinale LCI ce matin. Il s’est de nouveau exprimé sur la revalorisation des salaires des enseignants, plusieurs semaines après la présentation de la réforme.

En effet, depuis le début des grèves contre la réforme des retraites, le ministre de l’Education nationale prévoit de revoir à la hausse les salaires et les primes des enseignants pour garantir un même niveau de retraite. Des augmentations qui devraient intervenir dès le 1er janvier 2021.

« Nous garantissons qu’ils [les personnels de l’éducation] partiront avec un niveau de retraite semblable à celui qui existe aujourd’hui, en tenant compte de l’inflation, etc » affirme Jean-Michel Blanquer au micro de LCI. « Cela nous oblige de toute façon à une augmentation de la rémunération ». Une augmentation qui concernera tous les personnels de l’Education nationale « mais notamment les plus jeunes », précise t-il, qui sont nés après 1975. « Cela ne veut pas dire que les autres n’auront rien mais ce sera davantage pour ceux qui sont concernés par la réforme des retraites » indique le ministre.

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Jean-Michel Blanquer précise que les augmentations de salaires seront dans le projet de finance 2020. « Au cours des prochains mois, nous verrons comment, année après année, cette revalorisation se réalise. C’est entre 400 et 500 millions d’euros par an » explique t-il, avant d’ajouter que « les augmentations vont faire que tout au long de cette décennie 2020 et dès 2021, ça va être progressivement plusieurs centaines d’euros, année après année » jusqu’en 2037.

Les enseignants en grève jeudi 9 janvier

Après une réunion avec le Premier ministre le 19 décembre dernier, l’intersyndicale lance un nouvel appel à la grève des enseignants le 9 janvier 2020. Le ministre de l’Education nationale espère que cette grève ne sera pas importante. « Désormais, nous avons des perspectives extrêmement positives pour les professeurs qui sont très fortes et très claires. Il faut que l’on se fasse confiance et qu’on soit unis » justifie-il.

Mais la mobilisation de ce jeudi pourrait être importante : contre la réforme des retraites mais aussi contre la réforme du lycée qui continue d’inquiéter les enseignants. Des appels au boycott ont été lancés par les syndicats contre les « épreuves communes de contrôle continu » (les E3C), prévues fin janvier pour les élèves de première, premiers concernés par le nouveau baccalauréat.