Réforme du lycée : les associations de professeurs toujours inquiètes

La Conférence des Associations de Professeurs spécialistes alerte sur les difficultés résultant de la mise en place de la réforme du lycée et du baccalauréat depuis la rentrée 2019.

© Getty Images

Près de trois mois après la mise en place de la réforme dans les lycées, les inquiétudes des enseignants persistent. La Conférence des Associations de Professeurs Spécialistes -qui regroupe l’ensemble des matières de l’enseignement secondaire APBG, APFLA-CPL, APEMu, APHG, APLettres, APLV, APMEP, APPEP, APSES, APSMS, CNARELA, Sauvez les lettres, SLNL, UdPPC et UPBM- pointe du doigt, dans un communiqué, les difficultés de la mise en place du lycée « nouvelle formule ».

Selon elle, le ministère de l’Education nationale « n’a pas tenu compte des remarques de bon sens » des enseignants lors des « consultations et concertations précédentes« . La Conférence ajoute que cette réforme « avait pour buts de simplifier le baccalauréat, d’améliorer les conditions d’apprentissage et de mieux préparer les élèves à l’enseignement supérieur ». Or les enseignants déplorent une rentrée scolaire chamboulée, qui s’est déroulée « dans de très mauvaises conditions dans beaucoup d’établissements« . En outre, ils affirment que les élèves sont soumis « à un contrôle permanent, peu propice à l’apprentissage ».

Parmi les revendications, les enseignants alertent sur « les effectifs pléthoriques, le manque de dédoublements et les programmes chargés qui compliquent les conditions d’enseignement » ou encore « l’irrespect du calendrier » car « la banque de sujets n’est pas prête » notamment pour les épreuves de contrôle continu qui doivent se dérouler à partir de janvier prochain.

Un premier conseil de classe surchargé

A la rentrée 2019, les lycéens qui sont entrés en classe de première ont dû choisir des enseignements de spécialité propres à chacun, en plus du tronc commun. Ainsi, les professeurs sont de plus en plus nombreux à intervenir dans une seule et même classe. « Chez nous, on a 12 spécialités, donc on a fait un scénario, ça donnait 47 enseignants présents au conseil de classe, ce n’était pas gérable », tempête Christelle Kauffmann, proviseure à Cahors (Lot) et déléguée du Syndicat des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN), interrogée sur Franceinfo.

Pour pallier ce problème, certains responsables ont dû trouver des solutions d’urgences dans les lycées pour les conseils de classes. « Autour de la table, il y aura les professeurs de français, histoire-géographie, langues vivantes. Les enseignements de spécialités, de leur côté, auront un représentant à chaque conseil » explique Patrick Meunier, proviseur à Bourges (Cher).

Toujours selon Franceinfo, la limitation à deux conseils de classe annuels (au lieu de trois actuellement) sera proposée au comité de suivi de la réforme du lycée.

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