Parcoursup : près de 58 000 candidats restent sans affectation

Tandis que la phase d'admission s'est achevée le 19 juillet dernier, 58 724 candidats restent sans réponse. Une phase complémentaire se poursuit, jusqu'au 14 septembre.

© Capture d’écran France 2

Pour cette deuxième année de lancement de la plateforme d’accès à l’Enseignement supérieur Parcoursup, 58 724 candidats n’ont toujours pas reçu de proposition d’admission. Dans le détail, ce sont 32.700 nouveaux bacheliers et 26.000 candidats en demande de réorientation ou scolarisés à l’étranger, qui restent sans affectation depuis la clôture de la phase d’admission de la plateforme le 19 juillet dernier.

A l’inverse, 567 272 bacheliers ont reçu au moins une proposition d’admission, « soit près de 89% d’entre eux, contre 83% en 2018 à la même période » , indique le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans un communiqué.

De plus, une campagne d’appels téléphoniques a été réalisée la semaine dernière. Elle a permis « d’expliquer pas à pas aux candidats qui souhaitent réellement poursuivre l’une des formations proposées sur Parcoursup comment s’inscrire en procédure complémentaire et solliciter la CAES de son académie » explique le ministère. « Ces lycéens, à la différence des années précédentes, on s’en occupe. On les a appelés individuellement pour leur présenter l’accompagnement qu’on peut leur proposer. Un accompagnement organisé par les recteurs pour trouver des propositions au plus près de leur projet de formation » renchérit Jérôme Teillard, chef de projet Parcoursup à France 2.

92 000 places restent vacantes

Le ministère de l’Enseignement supérieur précise également dans son communiqué que 92 000 places restent disponibles avec des formations proposées en procédure complémentaire, jusqu’au 14 septembre. « plus de 26 000 places en BTS, plus de 2 000 places en DUT, plus de 4 200 places en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) et plus de 49 000 places en licence » sont à pourvoir.

« Il n’y a pas d’adéquation parfaite entre l’offre de formation et les besoins des candidats, c’est la même chose dans d’autres pays » explique Jérôme Teillard, aux Echos. « La phase complémentaire sert à faire l’ajustement. Dans l’ancien système Admission postbac (APB), c’est sûr qu’on ne voyait pas cette attente durant l’été, mais il y avait l’échec très important des bacheliers professionnels à l’université. On cherche à les faire réussir, on ne les envoie plus en licence de philosophie… » conclut-il.

 

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