La loi Blanquer « pour une école de la confiance » adoptée

Le projet de loi, qui a suscité de nombreuses contestations, a été adopté définitivement au Sénat le jeudi 4 juillet.

© Capture d’écran LCP – DR

L’Assemblée a voté définitivement, mardi 2 juillet, le projet de loi « pour une école de la confiance » porté par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer. Voté en première lecture à l’Assemblée nationale le 12 février dernier, au Sénat le 21 mai, puis en commission mixte paritaire depuis le 13 juin dernier, le texte a finalement été adopté le 2 juillet, avec 112 voix pour, 48 voix contre et 14 absentions. La loi Blanquer a été définitivement adoptée jeudi 4 juillet au Sénat. Le texte définitif prévoit différentes mesures, notamment l’abaissement de l’âge d’instruction obligatoire ou encore l’abandon des établissements publics des savoirs fondamentaux. Tour d’horizon.

Scolarité obligatoire dès 3 ans

L’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire, passe de 6 à 3 ans, à partir de la rentrée 2019. Le ministre avait affirmé en avril dernier qu’il s’agit d’une mesure qui permettra d’accueillir environ 26 000 élèves supplémentaires dans les écoles maternelles, sans « impact financier pour une grande majorité des communes ». La mesure vise à la reconnaissance de l’école maternelle puisqu’en France, 97% des enfants sont déjà scolarisés à l’âge de 3 ans.

L’instruction obligatoire à l’âge de trois ans s’accompagne également d’une visite médicale pour les élèves « âgés de trois à quatre ans ». Une autre visite doit être réalisée à 6 ans pour permettre « en particulier un dépistage des troubles spécifiques du langage et des apprentissages » (…) « dans des conditions fixées par voie réglementaire ».

Obligation de formation de 16 à 18 ans

Deuxième mesure majeure de la loi pour une « école de la confiance », l’obligation de formation de 16 à 18 ans, voulue par les députés lors de l’examen en première lecture en février dernier. Jean-Michel Blanquer avait affirmé ne vouloir « laisser aucun jeune au bord de la route ». Une mesure qui vise à lutter contre le « décrochage scolaire ».

Pas de regroupement école-collèges

Le ministre de l’Education nationale a finalement choisi de ne pas retenir le regroupement école-collèges, mesure qu’il souhaitait amender dans son projet de loi. Cette mesure, qui prévoyait la création des établissements publics des savoirs fondamentaux avait suscité un tollé de la part des syndicats et des enseignants. Elle a donc été supprimée.

Toutefois, un nouveau statut d’établissement public a été créé : les établissements publics locaux d’enseignement international (EPLEI). Ces établissements, qui visent à faciliter le développement d’écoles internationales, regroupent école, collège, lycée et délivrent des diplômes européens.

Les ESPE deviennent les INSPE

Les articles 10, 11 et 12 qui donnent naissance aux « Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation » (INSPE) ont été adoptés par l’Assemblée nationale et remplacent les ESPE dès la rentrée 2019. Le texte stipule que les INSPE « doivent former les étudiants et les enseignants à la maîtrise des outils et des ressources numériques, à leur usage pédagogique (…) et qu’ils doivent préparer les futurs enseignants et personnels d’éducation aux enjeux de l’école inclusive ».

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