Le projet de loi Blanquer sur « l’école de la confiance » examiné aujourd’hui

Ce lundi, le projet du ministère de l’Education nationale sera débattu à l’Assemblée nationale. Parmi les mesures, on retrouve notamment les nouveaux INSPE et la scolarité à trois ans.

Capture d’écran

Le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse présente aujourd’hui devant l’Assemblée Nationale son projet de loi pour « l’école de la confiance ».

Composé de 25 articles, il a été étudié par la commission des affaires culturelles le 29 janvier dernier : sur les 600 amendements qui ont été déposés, 80 ont été adoptés. Petit tour d’horizon des principales modifications.

 

 

Les ESPE deviennent les INSPE

Créées en 2013 par l’ancien ministre de l’éducation Vincent Peillon, les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) forment les enseignants du premier et du second degré. Par le biais des articles 10,11 et 12, les ESPE changeront d’appellation pour devenir les instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (INSPE).

Jusqu’à présent, la nomination du directeur était régie par une proposition du conseil de l’ESPE. Dorénavant, les directeurs seront nommés par les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur.

Notion de respect entre les élèves, le corps enseignant et leurs familles

L’article 1 du projet de loi pour une école de la confiance rappelle « l’engagement de la communauté éducative » à contribuer à un lien de respect entre les élèves, leurs familles et l’ensemble du personnel pédagogique.

Certains syndicats, comme le Sniupp-SFSU, ont exprimé leur crainte d’une « diminution de la liberté d’expression chez les enseignants », selon Le Figaro. Ce à quoi le ministre a répondu qu’il « allait certainement faire évoluer » l’article 1 pour qu’il soit interprété « sans ambigüité ». Jean-Michel Blanquer a également évoqué -suite aux récentes manifestations de violences à l’école– que des sanctions pourraient être instaurées pour les familles des élèves perturbateurs.

La scolarité obligatoire dès l’âge de trois ans 

En mars 2018, le président Emmanuel Macron a annoncé l’abaissement de la scolarité obligatoire de six à trois ans -la scolarité est obligatoire en France de 6 à 16 ans depuis 1959. S’appuyant sur l’article 2 de la loi pour l’école de la confiance, cette mesure vise plutôt la reconnaissance de l’école maternelle.

Jean-Michel Blanquer a rappelé à cette occasion que 97% des élèves français étaient déjà scolarisés à l’âge de trois ans. « Dans certains départements d’outre-mer, nous n’allons pas au-delà de 70 %. En Corse, le ratio atteint 87 %, et à Paris, 93 % » a-t-il précisé.

Partagez l'article

Google

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.