Getty Images

Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer promet qu’à la fin de la semaine les lycéens connaîtront les enseignements de spécialité qui seront proposés dans chaque lycée de France. En marge du nouveau baccalauréat qui entrera en vigueur en 2021, marqué par la suppression des filières générales « L, ES, S », la place des mathématiques dans la réforme du  » nouveau lycée » suscite des inquiétudes.

Les mathématiques : pas automatiques ?

Jusqu’ici les mathématiques étaient étudiées par une très grande majorité de lycéens -à l’exception des lycéens en filière littéraire- jusqu’au baccalauréat. La réforme du lycée vient changer cela puisqu’en première, les maths deviennent une des 12 matières d’enseignement de spécialité et ne figurent plus dans le tronc commun. C’est au lycéen de choisir s’il veut continuer à en faire ou non.

Interrogé par FranceInfo, un professeur de mathématiques syndiqué SGEN-CFDT, est préoccupé par le niveau «élevé» de cet enseignement de spécialité. «C’est vraiment destiné à des élèves de niveau scientifique, un niveau relevé. C’est quand même incroyable que des élèves qui ont besoin d’être réconciliés avec les maths au lycée n’aient de choix que d’abandonner ou de suivre un programme où ils risquent d’être complètement noyés.» s’insurge-t-il.

Quant à Jean-Michel Blanquer, il prévoit une autre manière «d’envisager les mathématiques» dans la pédagogie. Invité de l’émission Bourdin direct sur RMC ce matin, le ministre a rappelé qu’il y aurait « quand même un peu de maths » dans le tronc commun, avec l’enseignement scientifique, à raison de deux heures par semaine. Le ministre évoque le rejet des mathématiques des élèves dès la classe de première et rappelle que dans le « nouveau lycée », l’élève ira « vers ses envies, ses désirs et approfondira davantage ».