CodeWeek 2018 : retour sur la semaine dédiée à l’apprentissage du code et de la programmation

Trois semaines après la sixième édition de la semaine européenne du code, quel bilan? Décryptage avec deux ambassadrices de l'événement.

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La 6e édition de la Semaine européenne du code –ou «Code Week»– s’est déroulée du 6 au 21 octobre 2018 dans toute l’Europe. Des élèves, des équipes pédagogiques, des parents, des associations et entrepreneurs se sont réunis dans des salles de classes ou lors d’événements dans le cadre de l’apprentissage du code et de la programmation informatique. L’initiative du mouvement vient de la Commission européenne. Le mouvement se veut participatif afin de promouvoir la programmation et la culture informatique auprès du grand public et des plus jeunes.

Au ministère de l’Education nationale, une équipe de bénévoles «ambassadeurs» a proposé lundi 15 octobre dernier, six ateliers d’initiation à la programmation informatique à 50 élèves de CM1 et de CM2 et à leurs enseignants. Le ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer a assisté à ces ateliers.

En France, 35 ambassadeurs ont organisé des ateliers pour inciter les collectivités locales et les établissements scolaires à utiliser le numérique comme outil pédagogique.  VousNousIls a pu rencontrer deux ambassadrices de la Code Week : Sarah Lachise, coordinatrice numérique éducatif pour le réseau Canopé dans le Val-de-Marne et Lucie Jagu, coordinatrice de la fondation Simplon qui organise des ateliers d’initiation au code et à la culture Tech pour les jeunes.

Un bot littéraire géré par le réseau Canopé IDF

A l’atelier Canopé Ile-de-France, une opération sur la création de bots littéraires a été initiée. Sarah Lachise souhaitait aborder la programmation à partir de deux sujets : « Traces de Soldats », qui vise l’enrichissement de données sur les Poilus ainsi que la création de datavisualisation. La création du bot « Traces de Soldats » a eu lieu en salle de classe dans 28 départements.

Le deuxième sujet est un bot sur les lettres de Poilus durant la Première Guerre Mondiale. Le bot regroupe à la fois la littérature, l’histoire géographie et la programmation informatique. »Je suis allée chercher des lettres de Poilus sur le site Racontemoi1418 où j’ai essayé d’en trouver une structure un peu type, par des dates, puis par « Ma chère, ma bien chère » » explique Sarah Lachise, avant d’ajouter : « Une fois la structure trouvée, il fallait des variables à mettre dans toutes ces structures. Date 1ère variable, Ma bien chère 2e variable, etc. Le bot va générer aléatoirement des résultats en fonction des différentes variables. A partir de la data trouvée sur des sites d’archives, les élèves enrichissent les fichiers Excel de données et ils essayent ensuite de faire parler ces données » Le résultat en réalité importe peu, il s’agit surtout d’un travail d’analyse de texte d’histoire et de littérature sur le genre épistolaire. Le travail sur le bot littéraire n’a pas encore été lancé dans les salles de classe, mais les élèves ont commencé à travailler sur les données dans l’atelier.

L’atelier Canopé est là pour accompagner les enseignants qui souhaitent développer ce projet avec leurs élèves, toutes disciplines confondues. »Nous cherchons à utiliser le numérique dans un objectif disciplinaire, et toujours dans le cadre d’un objectif pédagogique » affirme Sarah Lachise.

La programmation informatique initiée par Simplon Kids

Le fondation Simplon organise de son côté des formations sur les métiers du numérique pour les personnes en difficulté sociale ou en situation de handicap. Lucie Jagu, ambassadrice de la Code Week, travaille sur le projet à destination des jeunes intitulé Simplon Kids. « Les personnes qui sont éloignées de l’emploi suivent des formations de 6 mois pour devenir développeurs » explique-t-elle. « Elles suivent ensuite un module d’ateliers à destination des enfants et elles sont formées pour animer des ateliers dans les écoles. Nous avons initié ainsi plus de 1600 enfants au code informatique.« 

Simplon Kids est intervenu au collège Paul Bert de Malakoff (Hauts-de-Seine) où des animateurs ont présenté à des élèves de 5ème des ateliers sur l’outil Minecraft. Les écoles étaient équipées du matériel nécessaire et les élèves ont pu développer leurs premiers programmes avec l’univers du jeu. « Nous avons eu des retours très positifs dans la découverte du code, de la part de l’équipe pédagogique » se réjouit Lucie. « Les échanges pédagogiques entre les élèves et les apprenants sont très importants pour nous, car par leur biais, les apprenants ont pu valider eux-mêmes les connaissances qu’ils ont acquises. C’est donnant-donnant, très valorisant pour les animateurs bénévoles de Simplon qui vont dans les écoles et très enthousiasmant pour les enfants.« 

Lucie Jagu estime que l’apprentissage du code pour les enfants est crucial car « c’est une dynamique qui va s’amplifier« . En tant qu’ambassadrice de la Code Week, elle confie que la mission pour l’édition 2019 sera d’atteindre les objectifs de la Commission Européenne, c’est à dire de sensibiliser 50% des écoles françaises. Un objectif ambitieux.

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