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Le ministère de l’Education Nationale a présenté fin octobre le « plan d’action pour la protection de l’école » suite aux violences survenues au lycée Edouard Branly de Créteil, où un élève avait menacé une enseignante avec un pistolet factice.

Face aux premières mesures du plan d’action annoncées par le ministère, le Syndicat national des personnels de direction de l’Education Nationale (SNPDEN) « s’inquiète des nouvelles charges qui vont peser sur les personnels de direction, tant en volume qu’en responsabilité » selon AEF. Deux des mesures annoncées par Jean-Michel Blanquer impliquent par exemple des «sanctions de responsabilisation» pour les élèves, ainsi qu’une «période probatoire» d’un mois maximum, durant laquelle l’élève devra faire un point quotidien avec le CPE de l’établissement.

Des nouvelles charges de travail et un manque de reconnaissance

Le SNPDEN explique que concernant les nouvelles charges de travail qui pèseront « tant en volume qu’en responsabilité« , il sera « extrêmement attentif à obtenir une faisabilité des dispositifs et une interconnexion des outils utilisés pour éviter un empilement inutile et chronophage d’action et de procédures redondantes. »

De plus, les personnels de direction ont exprimé, le 2 novembre dernierleur refus « à être considérés comme l’unique source des problèmes mis en évidence aujourd’hui, ni devenir demain, le seul levier d’action dans la lutte contre les violences à l’école ».

Le syndicat a également demandé -à la suite du mouvement #PasDeVague revendiqué par des professeurs sur les réseaux sociaux- «un soutien particulier du ministre». Phillippe Donatien, secrétaire Indépendance et Direction-Force Ouvrière (ID-Fo), deuxième syndicat des personnels de direction, fait part -toujours selon AEF- d’un manque de reconnaissance des personnels de direction, qui sont vus comme « des femmes et des hommes providence, solution de tous les mots pour la sécurité des établissements ».