Journée du droit : un avocat au collège pour parler réseaux sociaux

Pour la première Journée du droit, des avocats sont venus échanger avec des élèves de 5e autour des réseaux sociaux. Reportage au collège Chaptal de Paris.

« L’Education nationale et les avocats ont beaucoup à se dire, la question du droit a vocation à être plus présente dans les sujets scolaires », soulignait Jean-Michel Blanquer début septembre. C’est pourquoi le ministère de l’Education nationale et le Conseil national des barreaux, en partenariat avec l’association InitiaDroit, ont lancé la première Journée du droit dans les collèges, le 4 octobre dernier. Le principe ? Des avocats se déplacent dans les classes de 5e pour échanger avec les élèves autour de questions de droits et de valeurs civiques. Cette édition 2018 avant pour thématique les réseaux sociaux.

Des élèves sur les réseaux avant 13 ans

Selon le délégué général de l’association Génération Numérique, « 60 % des enfants de moins de 13 ans déclarent détenir au moins un compte sur un réseau social », alors qu’ils n’en ont normalement pas le droit.

Dans la classe de 5e2 du collège Chaptal, dans le 8e arrondissement de Paris, les trois quarts des élèves avouent ainsi être inscrits sur Snapchat. Pierre Mestheneas, avocat en droit pénal des mineurs, est ainsi intervenu à l’occasion de cette journée pour débattre avec eux autour des règles et dangers sur les réseaux sociaux. Des échanges nécessaires étant donné l’augmentation des cas de cyber-harcèlement ces dernières années sur Facebook, Twitter ou Snapchat.

Des problématiques au coeur du quotidien des élèves

Pierre Mestheneas a passé deux heures à sensibiliser les jeunes aux dangers des réseaux sociaux, et a répondu à leurs multiples questions. Un camarade de classe enfreint-il le droit à l’image en publiant sur Facebook une vidéo prise dans les vestiaires après un match de foot ? Peut-on porter plainte pour des injures proférées sur Twitter ?

L’avocat en a également profité pour évoquer le cyber-harcèlement, les défis Facebook et le « happy slapping« , pratique consistant à filmer un camarade en train de se faire gifler, puis à publier la photo sur les réseaux. Des pratiques en vigueur chez les adolescents et contre lesquelles il convient de les mettre particulièrement en garde.

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