Devant les sénateurs, Blanquer défend sa réforme du lycée et du bac

Le ministre de l’Education a pris part le 3 octobre, au Sénat, à un débat portant sur la réforme du lycée et du baccalauréat. Il rappelle, entre autres, que l’implantation des spécialités va "répondre à une nécessité d’équité territoriale".

Ce mercredi 3 octobre, le ministre de l’Education nationale a répondu aux questions des sénateurs lors d’un débat portant sur la réforme du lycée et du baccalauréat.
Ce nouveau bac, programmé pour 2021, a pour objectif de renforcer le contrôle continu avec des épreuves anticipées dès la première. La réforme prévoit également de mettre fin aux trois séries de la voie générale dès la rentrée 2019. A la place, elles seront remplacées par des enseignements de spécialités, qui se coupleront à un tronc commun de matières. Dans cette perspective, les élèves devront, au deuxième trimestre, choisir trois enseignements de spécialité, au rythme de quatre heures par semaine. En terminale, ils ne devront conserver que deux de ces trois « majeures », à raison de six heures par semaine.

Seules sept des douze spécialités seront offertes « dans tous les lycées de France », à l’exception d’établissements de petites tailles. Selon le ministre, cette implantation des spécialités va « répondre à une nécessité d’équité territoriale ». Car les cinq autres spécialités seront proposées « de façon privilégiée dans les lycées qui ont besoin de renforcer leur attractivité, qu’ils soient urbains ou ruraux ».

« Le compte à rebours est assez soutenu »

Lors du débat ce mercredi 3 octobre, les sénateurs ont largement ciblé leurs questions sur le choix des spécialités et leur implantation dans les établissements scolaires. Pour Catherine Morin-Dessailly, présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, « quelques points restent en suspens » : l’articulation du calendrier du baccalauréat et de Parcoursup, les conséquences pour les classes préparatoires, l’autonomie des établissements, ou encore l’orientation des élèves. Pierre Ouzoulias (CRC, Hauts-de-Seine) estime, quant à lui, que les récentes annonces de modification de Parcoursup par la ministre de l’Enseignement supérieur vont rendre « matériellement très difficile l’intégration de tous les résultats du baccalauréat ».

En réponse, Jean-Michel Blanquer affirme que « le gouvernement est sur un équilibre entre la rapidité et la sérénité » concernant la mise en œuvre de la réforme du baccalauréat. Le « compte à rebours » est « assez soutenu », reconnaît-il, avant d’ajouter que « l’articulation avec le calendrier de Parcoursup permettra une prise en compte des épreuves de spécialité ». Selon lui, la tenue des épreuves de spécialité au retour des vacances de printemps « laisse un délai suffisant pour que les notes des candidats soient intégrées avant juillet ». Il souligne, par ailleurs, « une entente » avec le ministère de l’Enseignement supérieur sans précédent « depuis le début de la Ve République ».

De son côté, Max Brisson (LR, Pyrénées-Atlantiques) dénonce la lourdeur de la nouvelle formule du baccalauréat et du contrôle continu : « en terminale, une épreuve se tiendra quasiment toutes les 7 semaines », lance-t-il. Le ministre souligne, au contraire, la simplicité de ce nouveau bac : « les établissements organisent les épreuves comme ils le veulent, dans des fourchettes de date larges ».

Il reconnaît toutefois « une problématique » de ressources humaines « importante dans les disciplines nouvelles », telles que « sciences informatiques », et rappelle ainsi l’existence d’un « grand plan de formation ».

Enfin, pour ce qui est des programmes du lycée, ils seront rendus publics et feront l’objet d’une consultation en novembre, avant leur finalisation en décembre.

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  • Avec AEF

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