Orientation : Blanquer confirme « une collaboration étroite entre le MEN et les régions »

Lors du Congrès de Régions de France jeudi 27 septembre, Jean-Michel Blanquer a participé à une table ronde sur le thème "l'orientation, une nouvelle compétence pour la Région". L’occasion de revenir sur la mise en place de la loi Avenir professionnel.

orientation- Shutterstock

orientation- Shutterstock

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et plusieurs autres membres du gouvernement ont accompagné le Premier ministre, Edouard Philippe, au Congrès 2018 de Régions de France, jeudi 27 septembre à Marseille. Le thème de cette 14e édition était « les Régions au cœur de l’Europe. » Les rencontres ont été l’occasion de revenir sur la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Parmi les sujets abordés : l’orientation.

En ouverture du congrès, Edouard Philippe a confirmé « le transfert des 200 postes des directions régionales de l’Onisep en 2020 », avant d’ajouter « qu’un cadre national de référence sera établi conjointement entre l’État et les régions afin de préciser le rôle de chacun ». Il rappelle également « qu’à partir du 1er janvier 2019″, les régions pourront intervenir dans les établissements, « y compris dans les collèges dans le cadre du parcours de découverte des métiers« .

« Il ne peut y avoir que des améliorations »

Après l’intervention du Premier ministre, Jean-Michel Blanquer et François Bonneau, président délégué de Régions de France, ont participé à une table ronde sur le thème « L’orientation, une nouvelle compétence pour la Région ». À cette occasion, le ministre de l’Education a souligné que l’évolution positive de l’orientation passait par une coopération étroite entre l’éducation nationale et les régions.

François Bonneau n’a néanmoins pas caché son scepticisme : « Il y a 10 000 à 15 000 collèges et lycées. Comment voulez-vous, avec 200 personnes mises à disposition des régions, aider véritablement les établissements ? », s’interroge-t-il. Jean-Michel Blanquer s’est ainsi employé à rassurer les collectivités régionales : « j’entends vos incertitudes sur les modalités, elles sont normales. Il n’y a aucune peur à avoir sur ce sujet, il ne peut y avoir que des améliorations ». Il rappelle que « c’est la coopération entre l’Education nationale et les régions qui permettra de définir les règles du jeu. »

Dès cette rentrée, les régions peuvent bénéficier de 54 heures dédiées à l’information sur l’orientation en classe de seconde. Pour le ministre, elles constituent « un boulevard de la nouvelle orientation. » Les régions auront « une présence physique possible dans les établissements », précise-t-il.

Le renouvellement de l’orientation suppose, selon lui, de s’appuyer sur les systèmes d’information et l’intelligence artificielle. Il y voit une source de valeur ajoutée, à condition de « réussir le couple Homme/Machine », prévient-il. Pour lui, l’orientation est un « processus continu », qui doit commencer dès le collège et se construit avec une pluralité d’intervenants.

Les CIO, particulièrement inquiets

De leur côté, les équipes de CIO sont particulièrement inquiètes sur leur avenir face aux mesures prises par le ministère, « notamment suite à l’annonce de la suppression de postes dans le second degré, et au dévoilement de ses intentions au fur et à mesure de la sortie de nouveaux textes », a écrit le 25 septembre 2018 une intersyndicale. Elle rappelle son opposition au transfert des Dronisep (délégation régionale de l’Onisep) aux régions et demande au MEN d’ouvrir des négociations sur les conséquences de la loi Avenir professionnel.

Lors de son intervention au Congrès de Régions de France, le ministre de l’Education a ainsi cherché à rassurer les personnels de l’État qui exercent actuellement des missions sur l’orientation. « Qui fait quoi ? Il faut raisonner en cercles concentriques, le premier étant le conseiller d’orientation. On a encore à préciser les choses », reconnaît le ministre. « Toutes les régions ne sont pas forcément désireuses, ni tous les personnels. Un travail d’expertise est en cours. »

Il précise enfin que ce transfert de compétences « ne signifiera jamais un désengagement de l’institution éducative », ajoutant qu’il va « demander aux enseignants d’assumer encore plus de choses », notamment aux professeurs principaux. Une mesure qui inquiète fortement l’intersyndicale puisqu’elle « minore totalement le rôle des PsyEN dans l’accompagnement des élèves pour la découverte des métiers et des formations. »

Source(s) :
  • Avec AEF

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.