enseignant lycée

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L’Éducation nationale va devoir se serrer la ceinture. Malgré une augmentation à venir du budget, le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé des suppressions de postes conséquentes. Sur les 4 500 suppressions prévues en 2019 dans la fonction publique, 1 800 impacteront l’Éducation nationale, a-t-il précisé dans une interview accordée au Figaro.
Cette diminution « représente 0,2 % des emplois du ministère ». Mais « seuls le second degré et les services administratifs seront concernés », a ajouté le ministre. En détails, cette suppression touche 400 postes administratifs ainsi que l’enseignement privé à hauteur de 20 %, soit environ 360 postes. Les 1 040 restants sont des postes d’enseignants du secondaire.

Afin de compenser cette baisse, les chefs d’établissement pourront imposer plus d’heures supplémentaires aux enseignants. Celles-ci seront exonérées de cotisations salariales, « donc plus rémunératrices pour les professeurs », argumente-t-il.

La colère des syndicats

Une annonce qui met vent debout les syndicats d’enseignants, comme le SNES, car elle « signifie forcément moins de profs avec plus d’élèves ». Pour Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du SNES, la nouvelle passe mal : « on ne peut pas bien réagir à cette annonce, puisque dans les collèges l’année prochaine, il y aura 32.000 élèves de plus. Et il y a aussi des classes extrêmement chargées au lycée. Donc nous dire que l’on va travailler plus pour avoir des classes aussi chargées, on ne voit pas tellement comment on peut faire. », confie-t-elle sur Europe 1.

Parallèlement, le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé que le budget de l’Éducation nationale augmentera de 850 millions d’euros en 2019, soit 1,7 % afin de concrétiser les promesses du gouvernement, notamment avec le dédoublement des classes de CP et CE1.