Université : vers une baisse des droits d’inscription et des « aides à la mobilité »

Frédérique Vidal annonce une baisse du coût de la rentrée universitaire, "pour la première fois depuis des années". Des "aides à la mobilité" seront aussi proposées.

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Selon Frédérique Vidal, les frais d’inscription à l’université baisseront à la rentrée. Jeudi 12 juillet, la ministre de l’Enseignement supérieur a ainsi annoncé que « l’ensemble des droits d’inscription baissent, pour la première fois depuis des années », et que dans les détails, le coût de la rentrée serait cette année de 170 euros pour une année en licence, au lieu de 184 euros l’année dernière.

Selon le gouvernement, cité par l’AFP, les frais de scolarité devraient passer de 256 à 243 euros pour les inscriptions en master, et de 391 à 380 euros en doctorat. En outre, rappelle Frédérique Vidal, les nouveaux arrivants à la rentrée seront rattachés au régime général de la sécurité sociale (puis l’ensemble des étudiants à partir de 2019), au lieu de cotiser à une sécurité sociale étudiante (coût : 217 euros). « Globalement, c’est 100 millions d’euros de moins pour les étudiants et leurs familles à la rentrée 2018″, indique la ministre.

Afin de développer les services (activités culturelles, sport, santé) des universités, les jeunes devront verser une « contribution vie étudiante », d’un montant de 90 euros, et seront « consultés » afin de déterminer la priorisation de ces services.

Des « aides à la mobilité » en licence

D’après Frédérique Vidal, le gouvernement devrait en outre débloquer, via ses commissions d’accès à l’enseignement supérieur, quelque 7 millions d’euros, afin « d’accompagner les mobilités » en licence. « On a souvent des jeunes qui ont regardé quels étaient les BTS uniquement dans la ville où ils habitent. Or, l’idée est de pouvoir leur proposer une aide financière, qui leur permettrait d’accepter des places vacantes dans des filières qui les intéressent, même si elles sont éloignées de leur domicile », explique la ministre.

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Selon Frédérique Vidal, qui explique à AEF avoir eu l’idée de ces aides à la mobilité après avoir rencontré une lycéenne « reçue dans une formation très sélective mais n’ayant pas pas pu s’y rendre faute de pouvoir payer les frais de transport ». Dans une circulaire publiée au BO le 12 juillet, le ministère précise les conditions permettant d’en bénéficier : ne pas avoir obtenu de proposition d’admission sur un vœu formulé dans le cadre de la phase principale ou de la phase complémentaire via la plateforme Parcoursup, avoir saisi la commission académique d’accès à l’enseignement supérieur, et avoir accepté d’effectuer une mobilité géographique, à la suite de la proposition d’inscription du recteur.

L’aide proposée, financée sur le « budget classique du réseau des œuvres », devrait varier entre 200 et 1000 euros par étudiant, et permettre d’accompagner « à peu près 10.000 jeunes », précise Frédérique Vidal. Son versement sera effectué par le Crous, en une seule fois, en début d’année universitaire, et pourra être « cumulable avec une bourse sur critères sociaux, une allocation annuelle, une aide ponctuelle, une aide à la mobilité internationale ou une aide au mérite ».

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