Un collectif réclame la création d’un « vrai métier d’AESH »

Dans une lettre ouverte à JM Blanquer, un collectif d'AESH réclame une meilleure définition de leur statut, avec la création d'un "véritable corps de métier" d'accompagnant scolaire d'enfants en situation de handicap.

handicapLe collectif « AESH France », qui réunit plus de 9000 Auxiliaires de vie scolaire (AVS) et parents d’enfants handicapés, a envoyé début février 2018, une lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer. Dans ce courrier, intitulé « pour la création d’un vrai métier AESH/AVS », il dénonce « l’absence de mise en place de mesures concrètes » concernant leur profession.

« Nous n’oublions pas les promesses électorales d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à ‘donner accès à un AVS à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin, pour avoir une scolarité comme les autres’, mais aussi à ‘pérennisser ces emplois, les stabiliser’, en passant par la mise au statut et la rémunération digne de ces professions », écrit le collectif.

Dix mois après son élection, durant lesquels le président de la République « n’a eu de cesse de condamner la précarité subie par les AVS », les accompagnants scolaires ne cachent pas leur ressenti d’un « grand mépris institutionnel ». Selon le collectif, « les parents d’élèves en situation de handicap toujours sans AESH se sentent abandonnés ».

« Le besoin en AVS est grandissant »

AESH France prévient que « l’attente est grande » et réclame du gouvernement une « feuille de route ». Et de rappeler que « le besoin en AVS est grandissant », mais que ceux ci « sont nombreux à abandonner leur poste, trop précaire, mal payé et peu attractif ». A la place de ceux qui démissionnent, « des contrats aidés sont recrutés » – quand beaucoup ne sont tout simplement pas remplacés. « Que deviennent alors les enfants, fragiles, ayant perdu leur accompagnant ? Rupture d’accompagnement, arrêt de l’inclusion scolaire », conclut le collectif.

Dans une question écrite adressée le 1er mars à Jean-Michel Blanquer, la sénatrice des Landes Monique Lubin soutient les revendications des accompagnants scolaires coalisés, et demande « une meilleure définition de leur statut, la création d’un corps de métier d’AESH, et aussi un plan de formation continue en adéquation aux besoins de terrain, et ce, dés leur entrée en fonction. »

16 commentaires sur "Un collectif réclame la création d’un « vrai métier d’AESH »"

  1. Ratabouil  6 mars 2018 à 17 h 47 min

    16 semaines de cours et 3 stages de 8 semaines chacun.Signaler un abus

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  2. Corinne Arigault  6 mars 2018 à 17 h 51 min

    J’apporte mon soutien car j’ai moi même effectué 60 mois de contrat en CUI pôle emploi et quand l’on m’a proposé de passer en contrat AED éducation nationale ces 60 mois ne comptent pas pour une cedeisation donc re 60 mois et en plus payé moins cher pour le même nombre d’heures, le même travail cherchez l’erreur !!! Heureusement j’aime mon travail je m’implique à fond mais j’ai vraiment le sentiment que nous n’avons droit à aucun respect humain et aucune reconnaissance professionnelle. …Signaler un abus

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  3. corinne MARGARIAN  7 mars 2018 à 19 h 12 min

    Bonjour à tous et à toute ,

    je confirme que les AESH ne sont pas reconnues comme telles et pas cher payé pour le travail effectué il faut pleurer pour que notre contrat soi renouveler c’est inadmissible sachant qu’il y a une forte demande par les parents qui souhaite que leur enfants soient ris en charge dans les établissements scolaireSignaler un abus

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  4. Emilie  12 mars 2018 à 10 h 30 min

    En effet Il serait temps que ce métier indispensable pour le bon fonctionnement des écoles et le bien être des élèves, soit reconnu à sa juste valeur. Des contrats de 20h à moins de 700 euros Et De rares contrats de 33 heures payés 1000 euros (net)… C’est juste scandaleux!!Signaler un abus

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  5. Fatima Mouaddeb  14 avril 2018 à 7 h 10 min

    Monsieur Macron a promis devant toute la France et sur BFM que dès son élection il s occuperait du cas des Aesh et leur emploi précaire on attend aucun signe de changement notre statut n a pas bougé notre salaire à diminué les Aesh n ont pas le choix que d abandonner ce métier et ces enfants qui souffrent aujourd’hui dans une classe on retrouve au moins 5 enfants en souffrance et qui ont besoin d un accompagnement Alors Monsieur Macron où sont vos promesses pensez à ces enfants dont l Aesh ne reprendra pas son poste à la rentrée parce qu elle est mal payée et à qui on ne veut pas donner un poste à temps plein et qui n a aucune reconnaissance pour le travail qu elle fournitSignaler un abus

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