Quand Jean-Michel Blanquer débattait de la monarchie avec Stéphane Bern

Jean-Michel Blanquer n'a pas attendu d'être ministre pour défendre la démocratie. A 24 ans sur le plateau de la 5, il débattait déjà en sa faveur, avec un certain Stéphane Bern...

1989. Année du bicentenaire de la Révolution française. Dès le 4 janvier, tous les acteurs du petit écran (bien plus petit qu’aujourd’hui) ont en tête le débat qui va ponctuer toutes les discussions de l’année. Le journal de la Cinq n’est pas en reste, sur les coups de 12h30, il devient le théâtre d’une controverse des plus clivantes : démocratie ou monarchie ?

Pour défendre « le régime du peuple » : le jeune Jean-Michel Blanquer, 24 ans, et tous ses cheveux. Élève de Sciences Po Paris, il est le co-fondateur de l’éphémère « association pour la déclaration du 26 août 1989 » (AD 89). Son but est de rédiger « une déclaration des droits de l’homme pour le troisième millénaire, adaptée au progrès et au goût du jour ».

Couverture du manifeste rédigé par l'association de Jean-Michel Blanquer

Couverture du manifeste rédigé par l’association de Jean-Michel Blanquer

 

Pour l’épauler dans son labeur, l’étudiant s’est entouré d’illustres collègues : Richard Senghor, petit-neveu de l’ancien président sénégalais et François Baroin, aujourd’hui encore grand ami du ministre de l’Education nationale et maire de Troyes depuis 22 ans. Le caustique journal Le Monde du 25 juillet 1989 décrit en ces termes l’ambition de l’équipe de choc (que l’on peut voir au complet dans une autre vidéo) :

« Trois copains du collège privé Stanislas devenus trois jeunes étudiants de bonne famille se lancent à l’assaut de la Déclaration des droits de l’homme. Pas moins… »

Mais attention, les monarques ont avec eux un défenseur de taille : le non moins célèbre Stéphane Bern, 25 ans, journaliste diplômé d’une école de commerce lyonnaise et déjà auteur d’un livre sur les monarchies européennes intitulé L’Europe des rois.

La vidéo a beau avoir été tournée il y a près de 28 ans, on y reconnaît bien notre ministre, dont le goût pour la rationalité et les analogies saisissantes sont déjà affirmés. Pour preuve cette phrase, qu’il assène avec conviction à son adversaire :

« Je trouve que cette volonté de toujours parler de la monarchie comme si ce n’était pas un débat fini correspond en fait à une montée de l’irrationalité à près tout assimilable à ce que peuvent être des phénomènes de jeux comme le loto.« 

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