Élèves TDAH : « trop dans la lune, ils agacent leurs enseignants. Sauf qu’ils ne font pas exprès »

Étourdis, maladroits, dissipés... Présidente de TDAH France, Christine Gétin nous dresse le profil de l'élève souffrant du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité. Un trouble qui peut s'avérer un vrai handicap à l'école.

Christine Gétin, présidente fondatrice de l'association HyperSupers TDAH France / INSERM

Christine Gétin, présidente de TDAH France

Présidente fondatrice de l’association HyperSupers TDAH France et ancienne enseignante, Christine Gétin, dont un enfant souffre d’un trouble de l’attention, revient avec nous sur ce handicap encore méconnu, et pourtant difficile à vivre à l’école.

Pouvez-vous nous présenter votre association ?

HyperSupers TDAH France est une association d’usagers concernés par le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité), dont l’objectif est d’aider les parents dans leur parcours, du diagnostic à la réponse apportée ; ainsi que les enfants et les adultes concernés par le TDAH, et enfin les enseignants – en les informant afin de leur permettre d’intervenir au mieux en classe.

Qu’est-ce que le TDAH, et en quoi peut-il constituer un handicap à l’école ?

Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental, relié à un déséquilibre neurochimique des régions du cerveau impliquées dans le contrôle de soi, le maintien de la vigilance et de l’attention. Il concerne 3 à 5% des enfants d’âge scolaire en France, et se caractérise par l’expression de symptômes d’inattention, d’impulsivité et d’hyperactivité. Les enfants qui en souffrent ont des difficultés à maintenir leur attention dans le temps et se laissent distraire très facilement : ils ne vont pas pouvoir enregistrer en classe tout ce qui se passe. L’attention est une fonction transversale, qui sous-tend tous les apprentissages… quand elle est défaillante, l’apprentissage est très perturbé.

Élève inattentif en classe / Shutterstock

Élève inattentif en classe / Shutterstock

Les élèves présentant un TDAH sont aussi impulsifs. Ils ont tendance à être très impatients, à ne pas attendre la fin d’une question avant de répondre… Pour eux, l’attente est insupportable.

Enfin, l’hyperactivité fait que les enfants avec TDAH ont du mal à rester en place. Ils bougent beaucoup – c’est le symptôme le plus visible et le plus gênant pour l’entourage, mais pas nécessairement le plus handicapant pour étudier : ce qui les handicape vraiment dans leur apprentissage, c’est l’inattention.

Les symptômes observés chez l’enfant avec TDAH ont un impact délétère dans tous les domaines, en classe, mais aussi à la maison et dans la cour de récréation. Les enfants concernés passent vite d’une tâche à l’autre, zappent, et n’ont pas non plus une attitude adéquate en société : pour les relations sociales, le TDAH est un réel handicap, car il amène souvent ceux qui en souffrent à être rejetés. Trop dans la lune, trop maladroits, ils ont une attitude perçue comme pénible. Ils ont d’ailleurs souvent pour don d’agacer leurs enseignants, en ayant un comportement à contre-courant qui peut être perçu comme de la fainéantise, de la nonchalance ou de la provocation. Sauf qu’ils ne font pas exprès.

L’hyperactivité peut être physique, mais aussi essentiellement mentale. Cela arrive quand le déficit d’attention est prédominant, et constitue la part la plus importante du trouble : au lieu de passer d’une chose à l’autre avec leur esprit et leur corps, ils le font sans bouger. Tout se passe dans la tête, ils sont perdus dans leurs pensées, ils ne sont plus là. En classe, l’enseignant continue le fil de son cours, tandis que l’élève est resté accroché à la première partie, sans entendre ni enregistrer rien du reste. Si on l’interpelle, il est en revanche capable de se raccrocher au fil : d’où l’importance d’être très attentif à lui et de le faire intervenir, afin de ne pas le laisser partir dans de la rêverie.

Enfant hyperactif / Shutterstock

Enfant hyperactif / Shutterstock

Aujourd’hui, les diagnostics évoluant, l’on se rend compte que le type de TDAH majoritaire est ce profil dans lequel l’inattention prédomine, et où l’hyperactivité physique est réduite. Ce groupe à longtemps été sous-estimé, car moins visible, et éclipsé dans les médias par les problèmes liés à l’hyperactivité. Les élèves présentant surtout un déficit de l’attention sont ceux qui sont le plus handicapés, mais ce sont aussi ceux qui dérangent le moins et passent donc facilement inaperçus.

Trouvez-vous que les enseignants sont bien formés à l’enseignement auprès d’élèves TDAH ?

Aujourd’hui, le TDAH est un peu plus connu des enseignants et des institutions, notamment grâce à nos actions menées depuis 15 ans, mais il reste encore au second plan face à l’autisme et aux troubles Dys. Il nous reste encore beaucoup de travail à faire pour que l’Education nationale se saisisse du problème.

La connaissance sur le terrain reste aussi insuffisante, balbutiante. La part d’enseignants qui connaissent bien le TDAH est infime. Des formations pour les enseignants spécialisés (qui vont ensuite former leurs pairs), présentant la bonne définition des troubles et des préconisations de prises en charge adaptées, n’existent dans l’Education nationale que depuis 2016.

Quels dispositifs existent aujourd’hui pour améliorer la scolarité d’un enfant TDAH ?

Il existe plusieurs dispositifs. D’abord, le plan d’accompagnement personnalisé (PAP), qui permet de mettre en place à l’école des aménagements et des adaptations pour l’élève concerné. Ces aménagements peuvent lui permettre de focaliser davantage son attention, et d’inhiber les distracteurs : par exemple, installer l’élève près de l’enseignant, vérifier s’il prend des notes, l’aider à s’organiser, l’inciter à participer à l’oral, favoriser le travail en petit groupe…

Élève dans la lune / Shutterstock

Élève dans la lune / Shutterstock

Si le PAP n’est pas suffisant, la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) peut être saisie, afin d’obtenir la mise en place d’un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation), qui permet le soutien d’un AESH (accompagnant d’élève en situation de handicap), qui aidera l’élève à se concentrer et à s’organiser.

Ces dispositifs sont suffisants quand ils sont bien appliqués et bien compris – le problème étant que les MDPH, tout autant que les enseignants, méconnaissent ce qu’est le TDAH.

Les professeurs du primaire comme du secondaire auront chaque année 1 à 2 enfants avec TDAH par classe… et il faut donc être capable de leur répondre. Savoir comment intervenir en classe peut être compliqué – les enseignants sont souvent un peu perdus face à ces élèves déconcertants. Nous distribuons à nos adhérents un livret d’information (labellisé par l’Education nationale), “le TDAH et l’école”, et nous avons créé un site, qui permet de retrouver toutes les démarches, aides et réponses possibles.

A noter que fin septembre 2017, sera mis en ligne un webdocumentaire qui permettra de découvrir ce qu’est le TDAH au travers du témoignages des enfants eux-mêmes.

Quels conseils donneriez-vous à un enseignant confronté à un élève TDAH, ou pensant l’être ?

A la base, il doit être attentif aux signes afin de repérer ce trouble : l’enfant avec TDAH vous agace, parce que toujours à contretemps. Il ne sort pas ses affaires le matin quand il arrive, il est toujours retourné pour bavarder alors que le cours a lieu, il ennuie un peu tout le monde (même ses camarades), il tombe des nues quand vous l’interrogez, il n’arrive pas à lever la main et à attendre son tour avant de poser une question, et quelque part, il est parfois trop absent, trop silencieux.

Quand le trouble a été repéré, et encore mieux diagnostiqué, l’enseignant doit essayer de limiter autant que possible les distracteurs, par exemple en plaçant l’enfant à côté d’un élève calme qui ne le distraira pas. Il doit aussi morceler les tâches – et s’efforcer de l’encourager à la fin de chacune d’entre elles. S’il n’y avait qu’un seul conseil à donner, ce serait celui-ci : à chaque fois que l’élève fait quelque chose de bien, encouragez-le. Les enfants avec TDAH entendent des reproches toute la journée (“tu pourrais faire attention”, “tiens-toi tranquille”…), et ont besoin de rétroactions positives. La motivation est leur moteur. Ils peuvent être en situation de décrochage (ils se disent qu’ils n’y arriveront jamais), et seule une attitude positive peut permettre de les motiver pour dépasser leurs difficultés.

L’enfant présentant un TDAH aura du mal à commencer et terminer une tâche, se décourageant vite : l’enseignant devra donc être présent pour veiller à ce qu’il ne se laisse pas distraire et ne prenne pas de retard (simplement en l’interpellant), et l’encourager afin de l’aider à maintenir ses efforts. Enfin, une classe qui ne serait pas trop surchargée serait l’idéal, ainsi qu’un enseignement dans lequel l’élève est davantage acteur de son apprentissage. 

Les enfants avec TDAH soutenus et encouragés vont prendre confiance en eux et se révéler créatifs, abordant les choses avec leur regard différent et original. Ce sont des enfants souvent d’humeur joyeuse et agréable, dans une équipe ils peuvent être un moteur, enthousiaste, et donner une bonne dynamique.

Partagez l'article

46 commentaires sur "Élèves TDAH : « trop dans la lune, ils agacent leurs enseignants. Sauf qu’ils ne font pas exprès »"

  1. Youpi  10 novembre 2017 à 0 h 46 min

    Super, la crise de recrutement des enseignants est résolue! En lisant bon nombre de ces commentaires on s’aperçoit qu’une vague de gens très compétents et très motivés sont prêts à assurer ce métier. Ils maîtrisent déjà tellement bien leur sujet qu’ils n’hésitent pas à nous transmettre leurs solutions miracles, heu, pardon, je voulais dire leurs grandes connaissances sur tous ces troubles de l’apprentissage que nous connaissons si mal nous les vilains profs qui refusons de nous remettre en cause et qui ne nous intéressons jamais à aucune forme de pédagogie alternative.
    Un prof qui aime son métier, mais ce n’est pas si facile que l’idée que vous vous en faite chers parents 🙂Signaler un abus

    Répondre
  2. Anaïs  15 décembre 2017 à 21 h 44 min

    Bonjour, je suis maman de 2 enfants dont mon ainé a été diagnostiqué avec un TDAH. Ses problèmes ont commencé lorsque nous avons déménagés et avions mi cela avec mon mari sur une perte de repère et de copains. Au final son enseignante GS maternelle me dit qu’elle le trouve bizarre il travail mais semble distrait absent par moment. Il a besoin de rester près de l’adulte pour travailler et resté connecté, elle me conseil donc d’aller voir un psychomotricien pour un bilan. 1 ère année problème d’attention, son enseignante le suit et l’accompagne. puis nous voilà en Classe de CP ou une jeune enseignante est là comme remplaçante, au bout de 15 jours elle m’interpelle car mon fils ne veut plus travailler nous décidons de lui faire signer un petit engagement pour le motivé mais en vain. Suite à ça la psychomotricienne refait un bilan 2 ème année et me conseille de faire un bilan orthoptique, orthophonique, QI. Nous avons fait les différents test sur 4-5 mois. puis nous portons les résultats à la pédiatre qui dois suivre notre fils et la elle nous annonce qu’il a un TDAH avec une précocité. avec mon mari nous avons essayé de voir avec l’enseignante qui ne voyait pas le besoins d’un accompagnant scolaire elle m’a dit il n’est pas handicapé, puis en juin rdv avec la psy scolaire et là dossier pour la MDPH.
    Cette année il est en CE1, et ça ne se passe super bien à l’école les enseignantes n’arrive pas à le cerner, ils sont en classe double CE1, CE2 en tout ils sont 14 dont 8 CE1 ce que je trouve être un petit groupe, l’enseignante m’a dit je n’ai pas que lui je ne peux pas l’aider.
    Le trouble c’est intensifié malgré la médiation animale et le suivi avec la psychomotricienne. Même elle reconnaît ne pas toujours y arriver et que les troubles grandissent. Je suis derrière lui pour qu’il travaille, le motive sans cesse car il a les capacité, mais n’arrive pas à les exploiter.
    Un jour mon fils m’a demandé si on pouvait lui enlever ce qui n’allait pas afin d’être comme les autres. Je lui ai dit non, mais qu’on allait l’aider à mieux comprendre ce qui lui arrive. Il est en détresse, nous envisageons la médication pour voir si ça l’aide. Je me suis même demander si le déscolariser ne serait pas la meilleure solution. Si vous avez des conseils mais pas de jugement car j’en ai assez au quotidien car les gens vous regarde de travers lorsqu’il se met à crier pour exprimer un trop plein. il ne perturbe pas la classe il se contient mais après c’est une pile électrique qu’on arrête plus.
    Je vous remercie par avance.Signaler un abus

    Répondre
  3. caro  16 décembre 2017 à 2 h 02 min

    Maman d’un enfant TDAH et AVS par choix presque militant, donc, des deux côtés du miroir, je crois qu’un peu de « positivisme » s’impose !
    Je militerai bien pour réconcilier tout le monde car c’est triste de vous lire vous renvoyer tous la faute.

    C’est exactement ce que ressent l’enfant TDAH , cette idée qu’il est toujours le bouc-émissaire ! Il faut vraiment partir de ce postulat : ce n’est la faute de personne et surtout pas la sienne. Il n’a pas demandé à être ainsi et est le premier à en souffrir, parfois gravement.
    Ce qui est compliqué, c’est que, contrairement aux autres troubles des apprentissages, le comportement de l’enfant est très perturbant. Il est beaucoup plus facile de s’occuper d’un enfant dysphasique bien gentil, bien calme, que de la tornade TDAH qui ne vous laisse pas une seconde de répit .
    Le TDAH peut vite passer pour un fou du fait de sa grande impulsivité ! J’ai moi-même eu cette sensation face à certains comportements de mon fils, petit. Du coup, il est inattentif mais est aussi le centre de toute l’attention….c’est le paradoxe.

    La méconnaissance du trouble de la part de certains enseignants (j’ai dit certains pas tous) m’a sidérée et je trouve réducteur et dangereux le discours qui remet en cause leur inclusion sans se questionner sur leurs capacités mais en argumentant sur la gêne qu’ils génèrent.
    Oui, c’est difficile à gérer mais pour autant, êtes- vous certains que la place de tous les enfants TDAH soit dans des « instituts spécialisés » ? Malheureusement, j’entends encore trop souvent des enseignants se plaindre de ces élèves et dire qu’ils n’ont rien à faire là. La loi sur le handicap de 2005 (loi sur l’inclusion des handicapés) est perçue comme un frein qui gêne les élèves « normaux » et appauvrit le niveau. Autant je peux entendre les plaintes sur le manque de moyens qui sont amplement justifiées, autant le discours sur le « niveau  » qui serait dégradé à cause des élèves « différents » me paraît choquant et d’un autre temps.
    D’abord, certains d’entre eux sont juste inattentifs, pas hyperactifs et ne gênent pas vraiment les autres. Dans ce cas, l’argument ne tient pas .
    Certains sont capables de compenser leur trouble grâce à leurs capacités intellectuelles. Avec l’âge, ils utilisent aussi des stratégies qui leur sont propres pour apprendre autrement ( exemple: mémoire visuelle, apprentissage par vidéo). Il existe aussi des méthodes pour améliorer leur mémoire de travail (pratiquées par les orthophonistes ).
    Ensuite, on parle d’un élève par classe et il n’existe pas ou encore très peu ( dans les grandes villes)de structures dédiées aux TDAH.
    Et si certains enfants TDAH ont besoin d’aller dans des structures adaptées existantes type ULLIS ou ITEP, ce n’est à envisager, selon moi, qu’au cas par cas, en fonction des troubles associés et des difficultés scolaires et sociales de chaque élève.

    Enfin, le TDAH reste un trouble de l’attention et fait partie des trouble des apprentissages. Le trouble ne se soigne pas et perdure à l’âge adulte .Il ne doit pas être confondu avec une maladie psychiatrique même si l’enfant TDAH est suivi par un psychiatre et prend parfois un traitement médicamenteux . Le traitement, aussi utilisé chez les narcoleptiques, est un psychostimulant qui vient améliorer la neurotransmission pour faciliter l’attention et diminuer l’agitation. Cela paraîtra peut-être évident pour certains mais j’ai découvert que peu d’enseignants connaissaient ces aspects médicaux.

    Alors, pour finir en donnant espoir aux parents qui se bagarrent et répondre à H dont j’ai lu le message en faisant des bonds, je vous parlerai de mon fils. Petit, il était souvent décrit comme impulsif, violent, dangereux, ingérable etc…
    Pas facile pour lui, pour nous, pour les maîtresses. Mais à force d’un travail acharné en commun avec les enseignants et les différents soignants et grâce aussi à son traitement, mon fils de 11 ans a pu entrer en sixième avec un PAP . Il a un comportement calme, travaille courageusement tous les jours , se débrouille parfaitement pour s’organiser et prendre ses cours et ses notes progressent . Nous le voyons heureux d’apprendre et de retrouver ses amis tous les jours, de pratiquer l’athlétisme avec passion et je ne crois pas qu’il voit sa place ailleurs malgré sa « différence » .Signaler un abus

    Répondre
  4. luluvroum  6 juin 2018 à 18 h 33 min

    A force de ne plus payer d’impôts pour assurer les fonctions de soins,d’éducation etc., de supprimer des postes, les co-psy, le recours à des psychiatres pour établir les bons diagnostics, on confie aux profs des élèves dont la sociabilité est impossible. Comment voulez-vous qu’on fasse avec 30 élèves par classe pour qui chaque parent réclame un traitement adapté, ajusté, sur mesure…
    Tout ça est délirant. vous faites les frais d’une casse médico-sociale généralisée qui touche aussi les enseignants (pas les hauts fonctionnaires)…
    Parlez avec vos enfants, donnez-leur le goût des choses partagées au lieu de les gaver de télé et de jeux agressifs et d’exiger qu’ils soient traités sans mérite comme des êtres d’exception… En bas de l’échelle, au collège, on en a marre. et pourtant… on en fait des efforts…Signaler un abus

    Répondre
  5. Archess  29 juin 2018 à 15 h 20 min

    Bonjour,
    Je me pose la question suivante : Pourquoi certains enseignants arrivent à gérer et aident à progresser ces enfants et que d’autres n’ y arrivent pas ? Dans le même établissement , ils ont pourtant les mêmes moyens !
    Pour moi c’est tout simplement qu’ils ne veulent pas s’y interesser.Signaler un abus

    Répondre

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.