Jean-Michel Blanquer était dans l'académie de Toulouse le dimanche 6 août (Photo : @actoulouse)

Jean-Michel Blanquer était dans l’académie de Toulouse le dimanche 6 août (Photo : @actoulouse)

Jean-Michel Blanquer était en visite dans l’académie de Toulouse le dimanche 6 août. A cette occasion, le ministre de l’Education nationale s’est confié à La Dépêche du Midi, faisant notamment son diagnostic du système éducatif français.

« Nous conservons d’un côté notre magnifique tradition scolaire française avec des points forts que nous devons préserver, mais d’un autre côté, le système est devenu hétérogène avec des établissements qui vont bien, d’autres qui vont mal, et des situations très contrastées d’un endroit à l’autre », juge ainsi le locataire de la rue de Grenelle.

« Recréer une école de la confiance »

« La crise de confiance que traverse notre société n’a pas épargné l’école. Voici le grand défi qui se présente devant nous : recréer une école de la confiance pour une société de la confiance », a ajouté le ministre. » Le sujet de la confiance est fondamental puisqu’il implique l’institution à l’égard des personnels enseignants, les éducateurs à l’égard des parents et réciproquement, et les élèves à l’égard de leurs professeurs« , déclare-t-il.

Jean-Michel Blanquer a également tenu à préciser sa ligne de conduite par rapport à ses prédécesseurs, et notamment Najat Vallaud-Belkacem : « J’ai été très attentif à ne pas provoquer de zigzags dans notre système. J’ai ainsi assuré qu’il n’y aurait pas de nouvelle grande loi sur l’école, que je ne ferai pas de grande modification des programmes. En disant cela, je n’ai pas dit non plus que nous serons dans l’immobilisme. Ce que je perçois, c’est que les acteurs de l’école et les Français en général souhaitent deux choses : d’une part, la fin des zigzags incompréhensibles du système, et d’autre part, des changements en profondeur ».