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Avec l’utilisation de plus en plus importante du numérique à l’école, la Commission nationale de l’information et des libertés (Cnil) a décidé de garantir « de façon effective et contraignante » la protection des données scolaires, dont certaines sont liées aux élèves.

Dans un communiqué publié mercredi 24 mai, la Cnil interpelle le ministère de l’Education nationale : « Il est plus que jamais nécessaire de fixer un cadre de régulation qui protège de manière effective les données personnelles des élèves et des enseignants ». La Commission souligne notamment « le développement des offres de services numériques dans l’éducation, proposés en particulier par les grands fournisseurs du web ».

« Un encadrement juridique contraignant »

La Cnil a demandé au ministère de l’Education nationale de garantir « de façon effective et contraignante » la protection des données scolaires liées aux élèves, en raison de « l’utilisation croissante des services numériques » à l’école. Elle souligne « le développement des offres de services numériques dans l’éducation, proposés en particulier par les grands fournisseurs du web ».

Vu « la sensibilité des données en jeu », elle suggère suggère que cette charte soit traduite « par un encadrement juridique contraignant tant en ce qui concerne la non utilisation des données scolaires à des fins commerciales, l’hébergement de ces données en France ou en Europe ou encore l’obligation de prendre des mesures de sécurité conformes aux normes en vigueur ». « Une attention particulière devrait  en outre être portée aux droits des personnes », est-il précisé.

La Cnil « appelle donc les responsables éducatifs, enseignants et les collectivités territoriales à être vigilants et à ne recourir qu’à des services numériques respectant ces règles et principes ».

D.A.N.E de Créteil : « Nous devons préparer les élèves »

Philippe Roederer, Délégué académique au numérique de l’académie de Créteil, estimait dans une interview publiée sur VousNousIls : « face au tsunami numérique, nous devons préparer nos élèves ». « Se poser la question des conditions dans lesquelles le numérique peut apporter une plus-value dans les apprentissages des élèves nous semble important, parce qu’il ne suffit pas de mettre du numérique dans la classe pour que cela soit mobilisé de bonne manière. Cela nécessite de former les enseignants et de prendre du recul sur ces pratiques », expliquait-il.