Najat Vallaud-Belkacem, interview YouTube / Les Indécis

Najat Vallaud-Belkacem, interview YouTube / Les Indécis

« La continuité n’est ni un aveu d’impuissance ni un renoncement » : dans un « Mémorandum pour l’École de demain », Najat Vallaud-Belkacem adresse un message à son successeur au ministère de l’Education nationale, et lui conseille « d’accepter de continuer à faire, sans défaire ».

Dans sa lettre, la ministre sur le départ liste 10 « enjeux clés pour l’École dans les dix prochaines années ». Les 3 premiers sont la formation des enseignants ; l’extension de la scolarité obligatoire à 3 ans ; et l’encouragement de l’innovation, du numérique et de l’autonomie des équipes pédagogiques.

Pour la ministre, il faudra aussi « engager une réforme globale » du lycée ; réformer les lycées en éducation prioritaire et amplifier la mixité sociale ; mobiliser autour des valeurs de la République ; « développer le bien-être » des élèves et lutter contre le décrochage ; « ouvrir l’École à la société » (parents d’élèves, collectivités locales, associations et entreprises), « démocratiser » l’enseignement supérieur ; et faire de la recherche « une priorité », « au service de l’innovation dans toute la société française ».

Dans son document, qui ressemble à un testament politique, Najat Vallaud-Belkacem écrit : « puisse ce mémorandum aider dans cette tâche celles et ceux qui auront la responsabilité de cette belle et grande maison (le ministère de l’Education, ndlr) qui est, plus que jamais, le cœur battant et l’avenir de la République ».

« Il faudra se battre contre les difficultés de l’opinion »

En guise de conclusion à ses « réflexions sur ce qui pourrait servir de socle à une politique éducative nouvelle, mais en cohérence avec ce qui a été accompli ces dernières années », la ministre veux alerter son successeur sur l’importance d’avoir une « passion sincère et viscérale pour l’Ecole de la République ».

Ainsi, Najat Vallaud-Belkacem conseille à celui qui lui succédera, de « consacrer du temps, de la patience et de la pédagogie » au débat sur l’éducation, afin que le grand public « perçoive le sens de l’action conduite ».

La ministre sur le départ conseille de faire preuve de tenacité, partageant les difficultés auxquelles elle a apparemment fait face durant le quinquennat : « il faudra affronter au quotidien, sans se désespérer ni rien mépriser, un bruit de fond fait de polémiques permanentes, de faits divers élevés au rang de généralités qui feront foi bien davantage que tous vos faits, chiffres et arguments toujours suspects de manipulation ». Selon elle, « il faudra se battre, ligne à ligne, contre les difficultés de l’opinion ».

Enfin, Najat Vallaud-Belkacem conseille à son successeur de « travailler avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative », et de « persévérer dans l’action ».