Dans un mélange d’odeurs de chocolat et de caramel, Emmanuel Macron a développé mercredi, devant des élèves d’une fameuse école parisienne de gastronomie et d’hôtellerie, son idée de créer « un contrat unique » rassemblant les cursus d’apprentissage et de professionnalisation.

« L’idée est d’avoir un contrat unique avec les mêmes statuts juridiques, un guichet unique et un tarif unique », qui contribuera à donner une « meilleure visibilité » aux apprentis et aux employeurs, a défendu le candidat d’En Marche!, tablier autour du cou, lors d’un exercice improvisé de glaçage d’éclairs au chocolat à l’école Ferrandi, dans le VIe arrondissement.

Jugeant les contrats actuels « très contraignants », l’ancien ministre de l’Economie a déclaré vouloir simplifier les démarches et leur application, par souci affiché de gagner en « compétitivité ».

Pour cela, M. Macron a dit qu’il souhaitait prendre en compte l’avis des employeurs, « pas suffisamment consultés » à ses yeux.

Parallèlement, ce candidat à la présidentielle a promis de « valoriser l’apprentissage dans toutes les filières » et « à tous les niveaux » de la scolarité dès l’âge de 15 ans.

578.000 contrats d’alternance ont été recensés en France fin 2016.

Dans une autre salle de cette école connue au-delà des frontières françaises, face à des élèves parfois tentés de partir à l’étranger pour monter leur affaire, M. Macron a répondu qu’il fera « tout pour que ce ne soit pas une fatalité », avec deux maîtres-mots: « simplification » et « flexibilité ».

Soulignant que « beaucoup de choses » avaient été faites ces dernières années, l’ex-ministre a dit qu’il comptait attribuer à tous dès 18 ans un numéro Kbis (sorte de carte d’identité de l’entreprise) activable à souhait, supprimer le régime social des indépendants (RSI) au profit du régime général de la Sécurité sociale, ou créer une « instance unique de représentation du personnel ».

Après la loi travail, promulguée en août après un passage via l’arme constitutionnelle du 49-3 et des mois de contestation notamment dans la rue, M. Macron a ajouté vouloir mettre en place une grille des dommages et intérêts aux prud’hommes, « baisser de six points les charges » patronales et renouer avec l’exonération des heures supplémentaires, supprimée en 2012 après l’arrivée de François Hollande à l’Elysée.