Le pronostic vital des trois élèves du lycée Saint-Joseph de Concarneau (Finistère) blessés lors de l’attaque à Londres n’est pas engagé, a déclaré mercredi à l’AFP Bernard Musset, sous-préfet de Châteaulin (Finistère).

« Nous avons trois blessés dont deux graves, avec des fractures lourdes mais il n’y a pas de pronostic vital engagé », a déclaré Bernard Musset également directeur de cabinet du préfet du Finistère par intérim.

« Les deux blessés graves ont des fractures lourdes, bassin, jambes, mais aucun n’est en danger. Le troisième blessé a déjà été opéré, sa situation est saine », a-t-il précisé.

Bernard Musset a indiqué que des psychologues se trouvent également dans le Falcon de la flotte gouvernementale française qui doit emmener à Londres les familles de ces lycéens.

A Concarneau, devant le lycée Saint-Joseph, Enzo, 17 ans, en 1ère ES, a déclaré à l’AFP que les élèves de l’établissement faisaient chaque année ce voyage scolaire à Londres.

« Nous sommes allés (à Londres) l’année dernière au même moment… On a eu de la chance parce qu’à un an près, c’était notre tour. Ca nous touche encore plus (…) C’est une peine extrême pour tout le monde ».

Pour Eloïse, élève de 1ère S, « tout le monde est sous le choc ». « Que ce soit seconde, première ou terminale on est vraiment choqués », raconte-t-elle. Pour elle, cette attaque « rappelle celle du Bataclan (en 2015 à Paris), où une ancienne élève a été tuée ».

Les élèves sont malgré tout « optimistes sur les opérations des trois victimes du lycée ». « On a des retours qui sont assez positifs », explique-t-elle.