Les questions de l’Education et des quartiers populaires sont « les grands absents des débats présidentiels », dénonce le collectif montpelliérain des parents du Petit Bard-Pergola qui réunit vendredi et samedi des collectifs de parents d’élèves de quartiers défavorisés de diverses villes françaises.

Ces « Etats généraux de l’éducation dans les quartiers populaires » réuniront des parents d’élèves de Seine-Saint-Denis, de Créteil (Val-de-Marne), de Paris, de Marseille, de Toulouse et Montpellier ainsi que des enseignants, des universitaires et des représentants institutionnels.

Le collectif des parents du Petit-Bard constate, dans un communiqué, « un profond malaise dans les écoles de la République » et souhaite en particulier lutter contre les inégalités et la ségrégation scolaires qui « compromettent fortement le devenir de milliers d’enfants de la République ».

Un changement de la carte scolaire obligeant les enfants de ce quartier montpelliérain à aller dans un établissement mal considéré, surnommé localement « le collège des Marocains », avait été en 2015 « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », selon ce collectif de parents animé par des femmes.

Depuis, l’action des parents du Petit Bard/Pergola en faveur de la mixité scolaire a pris de multiples formes –contestation auprès des autorités de la carte scolaire et des moyens alloués aux établissements, tables rondes, blocage de quatre écoles pendant une vingtaine de jours. Le collectif a aussi jeté des ponts vers d’autres quartiers populaires à travers la France et mène un travail de fond avec des enseignants et des chercheurs.