© benoithamon

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Benoît Hamon, ministre de l’Education nationale d’avril à août 2014 et candidat socialiste à la Présidentielle 2017, s’est exprimé sur ses mesures en terme d’éducation s’il était élu à la tête de l’Etat. Il a ainsi exprimé sa volonté de « consacrer des investissements importants », à savoir « un milliard d’euros par an » pour « la recherche et l’université, ce qui sur le quinquennat fera un investissement de 5 milliards d’euros ».

« Ce n’est pas possible d’étudier dans de bonnes conditions quand on reçoit une leçon magistrale dans un amphithéâtre bondé. C’est la réalité dans de nombreuses universités et cela précipite l’échec », a-t-il confié dans des propos relayés par l’AFP. Le vainqueur de la primaire de gauche a néanmoins défendu le quinquennat Hollande : « Non pas que le gouvernement n’ait pas agi. Un effort a été fait sur ce quinquennat en faveur des universités, sur l’amélioration de l’aide sociale aux étudiants ou encore la réforme des COMUE (Communauté d’universités et d’établissements, ndlr). Mais il faut aller encore plus loin ».

Le programme de Macron : « Du libéralisme dans l’Education nationale »

Benoît Hamon a profité de ce rassemblement pour évoquer le programme éducatif d’un de ses concurrents en la personne d’Emmanuel Macron : « Je suis tombé de ma chaise quand j’ai appris qu’Emmanuel Macron proposait la liberté pour les écoles de fixer les rythmes scolaires et la liberté de recruter les enseignants […] Que croyez-vous que seront les rythmes éducatifs ? Ce sera des écoles avec chacun son rythme. Et comment organisera-t-on le service public ? Cela sera l’irruption du libéralisme dans l’Education nationale ».

Le candidat socialiste a de son côté promis de « hisser l’école, le collège et le lycée à des niveaux qui permettent effectivement d’assurer l’égalité, et pas seulement d’en parler », relate RTL.