Une dizaine des lycées étaient bloqués jeudi matin à Paris et une quinzaine au total perturbés par des jeunes manifestant contre les violences policières après l’affaire Théo, à l’appel de mouvements antifacistes, a annoncé le rectorat de Paris.

Des poubelles ont été entassées devant l’entrée de plusieurs établissements parisiens, notamment pour protester contre les violences policières et soutenir le jeune Théo, 22 ans, victime d’un viol présumé avec une matraque lors d’une interpellation brutale le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Plusieurs poubelles ont été incendiées, notamment devant les lycées Voltaire et Racine, ont constaté des journalistes de l’AFP, entraînant l’intervention des pompiers.

Les organisations à l’origine du mouvement ont appelé les lycéens à manifester à partir de 11H00 depuis la place de la Nation.

La manifestation n’a pas été autorisée, a informé mercredi sur Twitter la préfecture de police. « Toute incitation ou participation à un attroupement non déclaré engage votre responsabilité morale et juridique », a dit la préfecture.

Neuf lycéens ont été placés en garde à vue mercredi après des incidents survenus lors d’un rassemblement contre les violences policières devant un lycée à Clichy (Hauts-de-Seine), selon une source policière.