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Un ex-président d’université condamné en appel à deux ans de prison avec sursis pour corruption

L’ancien président de l’université de Toulon Laroussi Oueslati a été condamné mercredi en appel à deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende pour avoir pris part à un trafic d’inscriptions d’étudiants. En première instance, il avait été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis pour corruption passive, détournement de […]

Un ex-président d’université condamné en appel à deux ans de prison avec sursis pour corruption

L’ancien président de l’université de Toulon Laroussi Oueslati a été condamné mercredi en appel à deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende pour avoir pris part à un trafic d’inscriptions d’étudiants.

En première instance, il avait été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis pour corruption passive, détournement de fonds publics et faux pour trafic d’inscriptions massives d’étudiants chinois à la rentrée universitaire 2008-2009. L’ancien président d’université avait auparavant été révoqué de ses fonctions en octobre 2009.

En appel, l’avocat général avait requis à son encontre trois ans de prison dont 18 mois avec sursis dans cette affaire en novembre.

Sa collaboratrice Huimin Ren a quant à elle été condamnée en appel à six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende pour avoir bénéficié d’un contrat d’attachée temporaire d’enseignement et de recherche, sans en remplir les conditions et sans effectuer la contrepartie des heures d’enseignement de chinois prévues par ce contrat, contre un an avec sursis en première instance.

Dans ses réquisitions, l’avocat général Pierre-Jean Gaury avait insisté sur « la mainmise, sur l’ensemble de l’université » exercée par M. Oueslati, qui « tenait l’ensemble des rouages, qu’il avait confisqués pour l’ensemble des prises de décision ». Il avait donné en exemple la commission centrale de validation des diplômes, créée par M. Oueslati, destinée à examiner les candidatures des étudiants, « qui ne s’est jamais réunie, n’a jamais produit le moindre procès-verbal ».

L’affaire avait commencé fin 2008 quand un maître de conférences avait porté plainte pour un « éventuel trafic de diplômes au profit d’étudiants chinois » à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de l’université.

Peu après, une enseignante avait fait l’objet d’une tentative de corruption par courriel, puis c’est au directeur de l’IAE qu’on avait proposé 100.000 euros s’il aidait des étudiants chinois maîtrisant mal le français à réussir leurs examens.

Durant l’enquête, plusieurs témoignages avaient fait état « d’une augmentation exponentielle des étudiants chinois ne maîtrisant pas le français ». Certains ont évoqué des contreparties: 1.000 euros au président d’université et 2.000 pour les tenants de la filière chinoise.

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