Les écoliers français sont visiblement fâchés avec les mathématiques, selon deux études parues ces dernières semaines.

Publiée fin novembre dernier, l’enquête TIMSS (Trends in International Mathematics and Science Study) 2015, qui évalue les performances des élèves de CM1, 4e, et Terminale en maths et en sciences dans le monde, révèle ainsi la faiblesse des élèves français dans ces deux matières. Ils obtiennent en sciences et en mathématiques des résultats inférieurs aux moyennes internationale et européenne, et se classent même derniers de l’Union européenne. La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem a attribué la responsabilité des ces mauvais résultats à la politique éducative menée par la droite entre 2007 et 2012, qui a conduit à une « génération sacrifiée » d’élèves. Selon la ministre, les programmes scolaires de maths et de sciences mis en place en 2008 (et remplacés à la rentrée 2016) étaient « faibles, trop lourds et insuffisamment détaillés ». Pour le Cnesco, ces résultats peuvent également s’expliquer par le fait que les professeurs des écoles sont très peu nombreux à avoir suivi un cursus scientifique et sont donc « peu familiers” avec les maths.

L’enquête Pisa 2015, rendue publique quelques jours après TIMSS, vient confirmer cette fragilité des jeunes Français en sciences et mathématiques. Dans cette étude, qui évalue l’acquisition des savoirs et savoir-faire en  lecture, mathématiques et culture scientifique des jeunes âgés de 15 ans dans 72 pays du monde, la France se classe au 26e rang en maths et sciences. Des performances qui « sont restées identiques ou ont chuté depuis 2006 », selon Gabriela Ramos, directrice de cabinet du secrétaire général de l’OCDE. Pour finir sur une note positive, la France progresse toutefois dans le domaine de la compréhension de l’écrit, où elle se classe à la 19e place.