Une fillette de cinq ans, scolarisée en maternelle à Orange (Vaucluse), est morte des suites d’une méningite dans la nuit de dimanche à lundi à l’hôpital de la Timone à Marseille, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Après la déclaration de ce cas de méningite à méningocoque, la famille et l’entourage proche de la petite fille « ont reçu à titre préventif un traitement antibiotique », a précisé une porte-parole de l’ARS.

De son côté, le rectorat a mis en place une cellule médicale et une cellule psychologique dans l’école où elle était scolarisée, et où pour l’instant, aucun autre cas « n’a été dépisté ».

Les parents et les enseignants ont été « conseillés sur les symptômes inhérents à un état infectieux, à savoir des douleurs et de la fièvre pendant dix jours » et « ont été informés de l’existence d’un traitement antibiotique » pouvant être délivré par un médecin généraliste, a précisé le rectorat.

Les infections invasives à méningocoques sont relativement rares en France, avec 469 cas notifiés en 2015, ayant entraîné 53 décès, selon l’Institut national de veille sanitaire (InVs). En région PACA, l’ARS a recensé 49 cas de méningite depuis le début de l’année 2016.

Potentiellement mortelle, cette maladie se manifeste par une montée brutale de température, de violents maux de tête, des vomissements, une raideur du cou et une gêne à la lumière.

La vaccination, efficace contre certains types de méningite, est « recommandé pour tous les nourrissons à l’âge de 12 mois, ainsi que chez tous les enfants, adolescents et jeunes adultes jusqu’à l’âge de 24 ans », souligne le ministère de la Santé sur son site internet.

De manière générale, le décès en 2015 de 8 patients âgés de 1 à 24 ans et qui n’étaient pas vaccinés contre la méningite C témoigne « de niveaux de couverture vaccinale encore insuffisants », souligne l’InVs dans son bilan annuel sur la maladie.