Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a jugé que l’université Paris XIII avait suspendu « à tort » le directeur de l’IUT de Saint-Denis, Samuel Mayol, alors accusé de manipulation « islamophobe », a-t-on appris samedi.

M. Mayol a déjà été réintégré en juillet à la tête de cet établissement de 2.000 étudiants, après avoir été relaxé par la section disciplinaire de l’université de Bordeaux, qui s’était vu confier ce dossier pour garantir l’impartialité de l’instruction.

La présidence de Paris XIII l’avait suspendu en novembre 2015, lui reprochant d’avoir favorisé son épouse dans l’attribution d’un marché de formation professionnelle et mis en place un « système occulte d’attribution de jours de congés ».

Surtout, elle accusait ce héraut de la laïcité à l’université d’avoir introduit des tapis de prière dans le local d’une association étudiante musulmane, pour faire croire à l’existence de graves dérives communautaristes sur le campus.

Dans un jugement du 2 novembre, le tribunal administratif a considéré que ces griefs étaient insuffisamment fondés et donc que Samuel Mayol avait été suspendu « à tort ».