Un jeune homme a été condamné lundi à trois mois de prison avec sursis et 3.000 euros de dommages et intérêts pour avoir harcelé un camarade de lycée, des faits qualifiés de violences aggravées par le tribunal correctionnel Mulhouse.

« Le harcèlement scolaire n’est pas un sujet à prendre à la légère » a déclaré Me Stéphane Plancon l’avocat de la victime, un adolescent qui a fini par passer 40 jours en hôpital psychiatrique après les brimades subies dans son lycée professionnel près de Mulhouse (Alsace).

Entré dans l’établissement en 2009, à 16 ans, sa rousseur lui vaut les premières violences. On lui teint les cheveux en vert, l’insulte, lui jette des objets, le harcèle sur les réseaux sociaux.

Il rate son bac, mais fini par en parler, et est hospitalisé 40 jours. Il y a « des adolescents, qui se suicident pour ça », a-t-il dit à l’audience.

Le prévenu, âgé de 18 ans au moment des faits, évoque des « blagues » et ne comprend pas les reproches, estimant en outre qu’il n’était pas seul.

Le parquet, qui a rappelé que le harcèlement scolaire n’existant pas dans le code pénal, les faits qui lui sont reprochés ont été qualifiés de violences aggravées, avait requis 3 mois de prison avec sursis.