L’université d’Orléans va engager un plan d’économies drastiques pour tenter de combler un déficit de l’ordre de 12 millions d’euros et d’éviter la mise sous tutelle, a-t-on appris vendredi auprès de ses dirigeants à l’issue d’un conseil d’administration.

Pour 2017, il est prévu « 3 millions d’économies », qui impliqueront notamment « le gel du recrutement de 16 enseignants-chercheurs », a indiqué le vice-président de l’université Athanasios Batakis, qui n’exclut pas une mise sous tutelle de l’établissement.

L’université envisage également de rationaliser certaines formations, en organisant des rapprochements ou des fusions au niveau master par exemple, et l’effort devrait se poursuivre sur plusieurs années.

Le conseil d’administration a par ailleurs voté vendredi un budget rectificatif pour 2016 afin d’éviter que le déficit ne se creuse un peu plus. La compression des dépenses de fonctionnement et d’investissement sera de l’ordre de 1,3 million d’euros d’ici la fin de l’année.

Ces économies, assure le vice-président, ne devraient toutefois pas dégrader les conditions de travail des 17.000 étudiants inscrits à l’université.

Cette situation de déficit, selon lui, résulte d’une « gestion non rigoureuse » des dépenses de personnel depuis 2011, sous l’ancien président Youssoufi Touré qui a été nommé depuis recteur en Guyane.

Elle résulte aussi du coût des antennes territoriales de cette université, notamment à Bourges, Chartres et Châteauroux-Issoudun.