Une information judiciaire pour consultation de sites jihadistes a été ouverte vendredi et un juge d’instruction saisi pour enquêter sur le jeune fiché S appréhendé mercredi pour « comportement suspect » dans la faculté de droit de Rouen a-t-on appris auprès du parquet d’Évreux (Eure) où il a été déféré.

« Un juge d’instruction a été saisi et devrait prendre sa décision de mise en examen dans l’après-midi », a déclaré à l’AFP la procureure d’Evreux Dominique Puechmaille.

L’information ouverte par le parquet concerne le chef de « consultation habituelle d’un service de communication au public en ligne mettant à disposition des messages, images ou représentations provoquant à des actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ».

Cette infraction est passible de 2 ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

Le parquet a réclamé, à l’issue de la mise en examen, un placement sous contrôle judiciaire avec « interdiction de se rendre aux abords des établissements scolaires et universitaires ».

En ce qui concerne le comportement de ce jeune radicalisé à la faculté de Rouen, aucune infraction n’a été relevée mais l’enquête se poursuit, sous la responsabilité du parquet de Rouen.

Repéré depuis plusieurs jours rôdant en djellaba à l’extérieur et à l’intérieur de la faculté rouennaise, l’homme avait été signalé à la police par un étudiant, en raison de son « comportement suspect ».

Ce converti à l’islam, connu des services de police et fiché S après avoir subi en juillet une perquisition administrative dans son ancien logement à Louviers (Eure), avait été interpellé mercredi à son nouveau domicile de Val-de-Reuil (Eure), puis gardé à vue dans les locaux du SRPJ de Rouen jusqu’à vendredi matin..

Selon le parquet de Rouen, « au vu des éléments recueillis, il n’a pas été en l’état procédé à la saisine de la section antiterroriste du parquet de Paris ».

La faculté de Droit, Sciences économiques et de Gestion (5.000 étudiants, 30.000 m2 de locaux) qui avait été fermée mercredi en fin d’après-midi pour une fouille de sécurité par les services de police, a rouvert vendredi matin avec des mesures de sécurité renforcées, les étudiants devant notamment être munis d’un badge.